•     Les corvidés et les corneilles en particulier ne déchainent guère les passions. On peut apprécier le grand corbeau (corvus corax) pour ses dimensions imposantes, le geai pour ses couleurs ou la pie pour les jolis reflets irisés de ses plumes. Les corneilles noires (corvus corone) et les freux (corvus frugilegus), avec leurs redingotes noires, ne manquent pourtant pas de classe. Ils ne sont guère appréciés et restent souvent des oiseaux de malheur ou tout du moins des citoyens indésirables.

          En plein vol ou perchée au sommet d’un arbre la corneille aime  pousser une chansonnette que l'on aimerait plus mélodieuse.

    La corneille noire 

         En y regardant de plus près, l’oiseau est loin d’être laid. Son intelligence remarquable en fait un animal pas si facile à approcher et encore moins à tromper. Elle sait ainsi faire la différence entre un simple promeneur et un chasseur. Dans ce dernier cas, elle sonne l’alarme et affole toute la population animale environnante !

        On peut l’observer seule ou en petites troupes, le plus souvent au sol, se déplaçant tranquillement à la recherche de nourriture. Contrairement au corbeau freux, la face est entièrement noire et, sans considérer la taille, notre oiseau ressemble beaucoup au grand corbeau avec son bec fort et arrondi.  (voir dernière image)

     

     

    La corneille noire

     

           Si elle se laisse plus facilement observer en ville, la corneille reste particulièrement méfiante à la campagne.

         En couple ou en groupe elle recherche sa nourriture à terre: déchets, petits invertébrés... Elle se déplace  en marchant d'un pas ferme et assuré.

    La corneille noire

     

    La corneille noire

     

    Dans une petite troupe de corneilles, on peut parfois observer des individus dont les plumes présentent des taches blanches. Il s'agit d'oiseaux atteints d'albinisme partiel (absence de mélanine entraînant une décoloration des plumes  plus d'infos)

    La corneille noire

     

    La corneille noire

     A quoi pensent ces corneilles ?

    La corneille noire

     C'est quand il vole que ce spécimen partiellement albinos montre le mieux les parties décolorées de son plumage. On remarque par la même occasion que la mue de fin d'été laisse des espaces dans les ailes et la queue. Les plumes tombent et sont remplacées progressivement de manière symétrique pour ne pas perturber l'équilibre de l'oiseau en vol.

    La corneille noire

       La corneille sait prendre soin de son plumage en le toilettant  fréquemment. 

     

    Pour ceux qui confondraient encore le corbeau freux et la corneille noire, quelques points de repère:

    Portrais d'oiseaux: La corneille noire (corvus corone) (1) *

     

     

     

    * Cet article complète et remplace le premier numéro de portrait d'oiseau publié le 1er mars 2017

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

       

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  •   J'ai eu la bonne surprise de découvrir sur un plant de lavande ce splendide petit papillon qu'est l'ariane ((Lasiommata maera). L'occasion de recoller plus précisément à l'intitulé de la rubrique: "insectes et petites bêtes"! Le spécimen observé à la mi-août est vraisemblablement issu d'une deuxième génération.

        La beauté de l'ariane ne saute pas immédiatement aux yeux. C'est en regardant de près que l'on peut véritablement apprécier la délicatesse des motifs qui ornent ses ailes. De loin, on peut le confondre avec l'amaryllis ( Pyronia tithonus) ou le Tristan (Aphantopus hyperantus). Aussi en ai-je profité pour tirer le portrait de ce joli et discret lépidoptère avec un GH4 associé au 100-400 Leica. L'occasion de tester l'appareil et ce superbe objectif, et pour pimenter l'affaire, en tentant de saisir au vol le joli papillon. 

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

     

    L'ariane

     

    Deux espèces proches de l'ariane.

     

    L'ariane (Lasiommata maera)

     

    L'ariane (Lasiommata maera)

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  •  

               Les rushes que l'on obtient en vidéo ne sont pas tous exploitables. Cependant, ils offrent parfois l'occasion d'extraire quelques clichés, qui, s'ils ne sont pas d'une qualité  technique irréprochable (c'est le moins que l'on puisse dire ici!) permettent de saisir et d'analyser quelques comportements intéressants.   C'est le cas du comportement très agressif des corneilles vis à vis des buses auquel j'avais déjà consacré un court article sur Loxia (combat en plein ciel).

              Les photographies  que je vous propose ce mois-ci  illustrent une attaque de corneille noire (corvus corone) qui s'en prend, cette fois, à un milan royal (milvus milvus).

    Ici, il n'y a pas de contact. Dans ce cas, il s'agit plus d'un accompagnement du rapace par le corvidé qui semble inviter l'intrus à quitter son territoire. Bien qu'il soit mieux armé, le milan n'insiste pas et préfère éviter la bagarre!

          Si vous n'avez jamais observé ce comportement, tournez le regard vers  le ciel et ouvrez l’œil:  peut-être assisterez vous à un ballet aérien spectaculaire et réussirez vous quelques clichés si vous avez eu la bonne idée d'emporter avec vous votre appareil photo.

     

    Quelques phases  de l'attaque.

     

    On peut remarquer la silhouette caractéristique du milan royal: tête claire, queue en aronde et marques blanches sous les ailes.

    Milan vs corneille noire

     

    Milan vs corneille noire

     

    Le milan s'éloigne sous la surveillance étroite de la corneille qui le raccompagne.

    Milan vs corneille noire


     

       Photos extraites de rushes obtenus avec un Canon XA 20, focale : environ 500 mm.

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  •  Trouver une chrysalide n'est pas un fait rare. Par contre, trouver une chrysalide de flambé sur le sol est moins courant. Avant la mue nymphale, la chenille se fixe en trois points sur un support vertical et en hauteur, comme le machaon (photo 2 ci-dessous) : un point de fixation à l'extrémité de l'abdomen et deux fils de soie au niveau de la tête arriment l'animal sur son support. Les hypothèses les plus plausibles sont que les cordages ont cédé sous un coup de vent un peu violent ou que la qualité de ces cordages était exceptionnellement inférieure à la normale... ou les deux !

      Toujours est-il que je récupère le spécimen le prenant pour un nocturne un peu paresseux. La forme de la chrysalide aurait du m'alerter sur ma méprise, mais bon. Nul n'est parfait, désolé.

      Après avoir passé l'hiver dans une de mes cages à papillons, la chrysalide présente à la mi-avril un changement. On perçoit, à travers la coque, des dessins: un joli papillon en perspective. Voilà qui attise ma curiosité. Quand la coque me parait bien amincie, je mets en place mon matériel vidéo pour filmer l'émergence.

      Il faudra patienter quatre jours pour que l'animal quitte sa prison, évidemment à un moment où la caméra tourne seule... Comme tous les êtres, il me faut bien me nourrir de temps en temps et c'est toujours à ce moment là que surviennent les évènements les plus intéressants ! Encore une fois, j'aurais du m'en douter !

      Ci-dessous, ce que la caméra a pu capter, sachant que la bête est rapidement sortie du champ,  la chrysalide n'étant pas fixée sur un support...

         Je retrouve donc mon papillon suspendu, les ailes pratiquement développées. Surprise, pas de noctuelle mais un magnifique papillon décoré comme un zèbre: un flambé !

    L'insecte  restera plusieurs heures, immobile. Le temps, évidemment, de faire quelques clichés en toute sérénité de l'élégant papillon.

    Le flambé   Le flambé

     

     

     

     

     

     

     

     

     Une chrysalide à terre, mais c'est bien un flambé qui devrait être fixé à un support vertical!                          

    Le flambé

      La caméra ne peut saisir que le début de l'émergence. Absence coupable du vidéaste!

     

    Le flambé

     L'imago laisse déployer ses ailes révélant un splendide flambé ! 

    Le flambé

    Les yeux dans les yeux avec Iphiclides podalirius

     

    Quand Iphiclides podalirius prends la pose. Séance photo!

    Le flambé

     

     

    Le flambé

     

    Le flambé

     

    Le flambé

     

    Le flambé

     

    Le flambé

     

    Le flambé

     

     Le flambé, papillon zèbre (Iphiclides podalirius)Le flambé (Iphiclides podalirius)

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

    Répartition du flambé   in  Lepinet

     

              Carte d'identité du flambé

    Famille : Papillionidae

    Sous-famille : Papillioninae

    Genre : Iphiclides

    Longueur :  50 à 70 cm

    signes distinctifs: un pyjama rayé et des ailes postérieures  festonnées  portant 3 lunules bleues et un ocelle orange.

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

     

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  •  

           Œil  rouge, tête noire, la foulque macroule (fulica atra) est un hôte fréquent des eaux libres, étangs, rivières, lac et autres gravières.

        Quelques images de l’oiseau rondouillard qui se mêle souvent aux canards, seul ou en petites troupes.

    Portraits d'oiseau (7): la foulque macroule

     

     

    Portraits d'oiseau (7): la foulque macroule

     

      

    Portraits d'oiseau (7): la foulque macroule

     

    Portraits d'oiseau (7): la foulque macroule

     

    Portraits d'oiseaux (8): la foulque macroule

     

     

           Ci-dessous quelques repaires pour ceux qui la confondraient encore  avec la poule d’eau.

     

    Foulque macroule                                                                          Poule d'eau

    •  Longueur: 36 à 38 cm                                                                                      Longueur: 30 cm                               
       

       
       
    •  Poids: 600 à 800g                                                                                              Poids: 340g  
       

    Portraits d'oiseaux (7): la foulque macroule

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2018  

     

    Pour en savoir plus sur la foulque: La Hulotte n°18

    Portraits d'oiseaux (7): la foulque macroule

     

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