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            La première édition du festival du film documentaire entomologique de l'Oise s'est déroulée le 12 novembre dernier. Voilà une bonne nouvelle pour les amateurs d'insectes et de macrophotographie.

              Chez Loxiafilms, on aime les petites bêtes et, en particulier, les insectes. Voilà un festival animalier original qui fait la part belle au peuple de l'herbe que le grand public avait pu découvrir avec le film événement "Microcosmos" de nos amis Claude Nuridsany et Marie Pérennou, film qui a inspiré de nombreux ciné-vidéastes et, en particulier, un auteur de Loxia, Paul Giboureau, ami trop tôt disparu.

    Un nouveau festival animalier: le festival de films entomologique de l'oise

     

     

    On souhaite évidemment le meilleur pour l'avenir de cette manifestation à laquelle  ont participé Loxia et les amis de Loxia cette année avec la version courte d' "Annabelle grand paon de nuit" et la présence de Patrick Bodu et Jean-Pierre Bertrand  venus présenter leur petit bijou " La litière forestière".

           

           Philoxia 

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  •      Un premier article présentait le petit paon de nuit (Saturnia pavonia). On proposera ici de le remplacer et de le compléter avec un petit zoom sur le développement d'un papillon dit nocturne dont les périodes d'activité des mâles sont en fait diurnes !

          L'imago du petit paon de nuit ne vit que quelques jours, sans se nourrir (comme son cousin, le grand paon de nuit il n'a pas la capacité de s'alimenter et vit sur ses réserves), avec pour unique objectif se reproduire. 

    Comme l'indique son nom le petit paon de nuit est beaucoup moins grand que le grand paon de nuit (Saturnia Pyri) : respectivement 28 à 40 mm pour pavonia et 60 à 72 mm pour pyri. D'autre part, l'espèce présente un dimorphisme sexuel qui n'existe pas chez le grand paon. Le mâle est plus coloré et plus contrasté, les ailes postérieures présentant même une jolie teinte rousse. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

    Dimorphisme sexuel chez S. pavonia:  le mâle (à gauche) est plus coloré que la femelle (à droite).

         Les œufs issus de l'accouplement donnent de minuscules chenilles  noires mesurant quelques millimètres. Contrairement à leurs cousines grand paon, elles restent quelques temps grégaires non loin de leur lieu de naissance.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

         Peu de différences entre les stades L1 et L2. Mais à la deuxième mue, les chenilles au stade L3 sont devenues plus grandes et ont changé de couleur : sur la robe noire uniforme apparaissent des motifs bruns oranges.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

     Au stade L4, les larves ont complétement changé d'aspect. L'habit sombre est devenu vert clair, rayé d'anneaux noirs plus ou moins complets et épais. La photo ci-dessous représente une femelle au stade L4  qui gardera jusqu'à la mue nymphale une robe vert clair pratiquement uniforme.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

       La plante nourricière associée fréquemment au petit paon de nuit est la bruyère. Mais on peut trouver les chenilles aussi bien sur la ronce que l'aubépine ou des végétaux tels que la salicaire ou la reine des prés. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

     Cette chenille mâle  avec ses anneaux noirs bien marqués présente une coloration plus caractéristique de l'espèce. Le spécimen photographié au stade L5 termine sa quatrième mue. La tête vert tendre deviendra plus terne lorsque la cuticule aura durci.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     Quand la chenille émerge de sa mue, sa cuticule, tendre, est de couleur vert clair.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     Quelques heures plus tard, la cuticule durcie prend une teinte plus sombre. 

        On repère assez facilement le moment ou la chenille va muer: la tête a pris un aspect inhabituel car la cuticule s'est décollée. La chenille se fixe tête pendante sur un support. Elle peut rester ainsi immobile pendant deux ou trois jours, sans se nourrir. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

          Au moment de la mue proprement dite, la  chenille s'extrait de l'ancienne cuticule entièrement décollée  par des mouvements répétés de contraction et d'allongement  du corps, aidée par un liquide lubrifiant qui recouvre la nouvelle peau. La larve abandonnera la mue sans la manger (contrairement à certaines espèces comme le machaon).  

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

          Arrivée à maturité, la chenille du petit paon s'enferme dans un cocon  guère plus petit que celui du grand paon mais dont la différence réside surtout dans la forme en poire et l'aspect bien lisse de l'ouvrage, allongé et "chevelu" chez  saturnia pyri. C'est au mois de mars qu'émergeront les adultes de petits paons de nuit.

    Le petit paon de nuit (2) Développement
     Comparaison des cocons de grands paons et de de petits paons de nuit

     

           Chez les deux espèces, les mâles présentent des antennes développées. Elles portent des milliers de récepteurs spécifiques  aux phéromones émises par les femelles (photo de  droite). Un système si efficace que les mâles peuvent retrouver une femelle distante de plusieurs kilomètres.

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

             Petit paon de nuit mâle              Grand paon de nuit mâle                           Grand paon de nuit  femelle 

     

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

           Femelles et mâles des deux espèces pour comparaison (proportions non respectées pour la femelle de petit paon de nuit)

            Les ailes des paons de nuit, grands et petits, sont ornées d"yeux",  qui ressemblent aux motifs que l'on observe sur les plumes de paon. 

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

     
               

    Les "yeux" pourraient avoir pour fonction de décourager un éventuel prédateur confondant les motifs des ailes avec les yeux d'un animal beaucoup plus gros. Les "yeux" des paons de nuit permettraient-ils à l'animal de paraitre plus gros qu'il n'est en réalité?    

    Le petit paon de nuit (Saturnia pavonia)

                         Petit montage photo pour comparer le visage  de deux citoyens bien connus et le motif dessiné par les ailes de notre papillon.

     

    Résumé en images du développement du petit paon de nuit  

    Le petit paon de nuit (Saturnia pavonia)

     Stade larvaire (1,2,3):    Durant les 2 premières étapes L1 et L2 (1),  les chenilles de S. pavonia sont de couleur noire. Au stade L3 (2) , les chenilles des deux sexes changent de couleur: noir alternant avec de larges taches jaunes ou brunes - oranges. Au stade L4 et L5 (3), les chenilles prennent un aspect caractéristique avec une robe verte rayée de bandes noires plus ou moins larges. A noter que, parfois, la chenille apparait comme presque entièrement verte avec des bandes noires très réduite (en général des femelles, semble-t-il).  

    Stade nymphal : cocon pyriforme (4)

    Imagos : Mâle(5) porteur d'antennes pectinées (7)  Femelle (6) de même taille mais de coloration différente portant des antennes fines.

     

     Pour en savoir plus :           "le petit paon de nuit" par André Lequet

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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        Sur une pierre ou un mur bien exposé, le lézard des murailles (Podarcis muralis), le plus commun de nos lézards, se chauffe au soleil. La couleur de son corps le rend homochrome et comme il reste parfaitement immobile, on passerait à côté de lui sans le remarquer si le moindre mouvement suspect de l'observateur devenu trop proche ne le faisait fuir.

            Comme les autres reptiles, le lézard régule mal sa température interne: lorsqu'il fait trop froid, il tombe en léthargie, incapable de mouvement. Lorsque la température ambiante s'élève, il devient actif. Mais si la chaleur devient trop élevée, il est incapable de lutter contre l'élévation de sa température interne. Alors il se réfugie à l'ombre avant de reprendre son poste là où il l'avait abandonné. Les allers et retours entre l'ombre et le soleil compensent ce que ne peut réaliser sa physiologie: la stabilité de sa température interne. Cette observation permet d'en déduire que le qualificatif d'animal à sang froid attribué aux reptiles n'est pas pertinent, celui d'animal à température variable semblant beaucoup mieux adapté à la réalité.

             Pour échapper à ses ennemis il sacrifie parfois sa queue: tandis que le leurre qui s'agite distrait l'agresseur, il s'enfuit et se met à l'abri. La partie perdue est régénérée. Dépourvue d'écailles, elle prend alors un aspect un peu différent du reste du corps. (photo1).

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les photos proposées ici montrent assez bien l'homochromie du lézard des murailles. La coloration qui varie  beaucoup d'un individu à l'autre ne change pas en fonction du milieu.  

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

        Comparaison de trois lézards communs. Lézard des murailles et lézard vert appartiennent tous deux à la famille des lacertidae et présentent des similitudes morphologiques: un tympan noir, un "museau" plus allongé (rostre plus pointu, ensemble frontal-nasal plat) ,  et une arcade sus-orbitale  plus marquée que chez l'orvet (famille des anguidés) dont la tête présente un aspect plus arrondi (ensemble frontal-nasal légèrement bombé). 

    Les lézards: le lezard des murailles  (Podarcis muralis)  (1)

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  •         Une nouvelle alerte de Pollinis: les lobbys n'auront de cesse que lorsqu'ils auront tout détruit... nous et eux avec.

            De nouveau, tous les voyants sont au rouge pour ce qui concerne la survie des abeilles. Si rien n'est fait, la vue à très court terme des lobbys de l'agriculture et des députés européens va mener à une destruction quasi totale des insectes pollinisateurs.

            L'usage des produits issus de l'agrochimie pour "augmenter" les rendements a largement prouvé depuis longtemps que tous ces poisons répandus  n'ont eu pour effet que rendre résistants des ravageurs toujours plus nombreux et faire disparaitre nos plus beaux insectes, et cela,  sans parler des effets délétères sur la santé humaine !

             Mobilisons nous !

    Philoxia

                                                                             
     

    La lettre de Pollinis:

    Madame, Monsieur,

    Les lobbys de l’agrochimie sont en train de réussir un tour de force magistral auprès des autorités européennes pour sécuriser leurs milliards de profits à l’avenir, au détriment des abeilles et tous les pollinisateurs. 

    Il ne nous reste qu’un espoir de les stopper, et pour cela nous devons agir massivement, et immédiatement.

    C’est pourquoi je sollicite votre aide et votre intervention de toute urgence : aidez-nous à contrer le coup de force anti-abeilles des lobbys à Bruxelles !

    Depuis 2013, les rapports se multiplient qui pointent du doigt l’insuffisance des tests de toxicité des nouveaux pesticides avant leur mise sur le marché et leur utilisation à grande échelle dans la nature. 

    Plus particulièrement, les scientifiques dénoncent l’absence de tests sur les pollinisateurs sauvages, et la vision simpliste des protocoles actuels qui ne prennent pas en compte les effets sur le long terme des pesticides sur les abeilles et autres pollinisateurs - pourtant documentés par des centaines d’études scientifiques.

    Malgré ces mises en garde alarmantes, jusqu'à aujourd'hui ce sont toujours ces protocoles de tests obsolètes, élaborés par les cadres de l’agrochimie elle-même, qui permettent la commercialisation en Europe de pesticides extrêmement dangereux comme les néonicotinoïdes - bientôt totalement interdits, après 20 ans de massacre des abeilles…

    La bataille fait rage à Bruxelles depuis plusieurs années pour faire adopter de nouveaux protocoles de tests qui permettraient de mieux protéger les abeilles et pollinisateurs indispensables à la reproduction des cultures et notre alimentation à tous, face aux molécules chimiques les plus dangereuses.

    Une série de recommandations a été élaborée par un groupe de scientifiques renommés, et validée par l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, et la Commission.

    Mais l’agrochimie déploie une énergie et des moyens considérables pour s’assurer que ces tests ne seront jamais mis en application.

    De l’aveu des firmes elles-mêmes, si ces tests étaient adoptés... 

    ... 77% de leurs produits ne seraient jamais commercialisés sur le marché européen. Cela prouve l’extrême toxicité potentielle des molécules qui arrivent en ce moment même à passer les tests d’homologation !

    Depuis des années maintenant, la décision la plus salutaire pour protéger les abeilles et la biodiversité est bloquée dans les arcanes de Bruxelles, au niveau d’un obscur comité - le SCoPAFF - dont personne ne connaît réellement la composition, et dont les délibérations sont tenues secrètes.

    Par 28 fois, les nouveaux tests abeilles ont été mis à l’ordre du jour - et à chaque fois reportés à la séance suivante…

    Face aux pressions des associations et des apiculteurs, la Commission européenne a tenté, en juillet dernier, de débloquer le processus en proposant au vote uniquement une partie des nouveaux tests - ceux qui doivent être menés en laboratoire.

    Les armées de lobbyistes professionnels de l’agrochimie ont alors réussi un tour de force magistral : ils ont obtenu de conserver, parmi ces nouveaux tests, uniquement ceux qui leur permettront d’innocenter la majorité de leurs produits - alors même qu’ils présentent des effets délétères sur les abeilles (que personne ne testera)...

    Un coup de maître aux conséquences ravageuses pour les abeilles, les pollinisateurs sauvages et l’ensemble de la biodiversité et de la chaîne alimentaire…

    Au moment où je vous écris ces lignes, la situation est très critique, et nécessite une intervention de toute urgence de chaque personne qui se soucie du sort des abeilles et des pollinisateurs en Europe : ces protocoles de tests taillés sur mesure pour l’agrochimie et moins protecteurs pour les abeilles et l’ensemble du vivant sont sur le point d’être adoptés par l’Union européenne, pour servir de base d’évaluation pour toutes les futures molécules que l’industrie voudra mettre sur le marché à l’avenir...

    Mais il reste un espoir :

    Une coalition de députés européens de plusieurs tendances politiques (Verts, PS, LREM) vient de déposer une résolution pour mettre le veto du Parlement européen sur l’adoption de ces tests. Si cette résolution est votée, les protocoles honteusement favorables à l’agrochimie ne pourront tout simplement pas entrer en vigueur.

    Tous les citoyens à travers l’Europe doivent s’unir, et se mobiliser, pour mettre une pression sans précédent sur les députés européens et exiger l’adoption immédiate de ce veto !

    Il reste très peu de temps pour agir : la résolution sera soumise au vote des députés dans les jours qui viennent. Aidez-nous à les submerger de messages de leurs électeurs pour les forcer à ajouter leur signature à ce texte !

    Notre équipe a joint ses forces avec celles d’autres ONG au niveau européen (Greenpeace, PAN, Buglife, Beelife et SumOfUs) pour faire front commun contre ce nouveau plan anti-abeilles de l’industrie agrochimique, et faire pression tous ensemble sur les députés : nous allons les voir, directement dans leurs bureaux, comme le font les lobbyistes professionnels de l’agrochimie, pour les convaincre de l’impérieuse nécessité de protéger les pollinisateurs en voie d’extinction.

    Mais pour ajouter plus de poids à nos démarches, nous devons pouvoir montrer que des dizaines, des centaines de milliers de leurs électeurs sont derrière nous ! 

    C’est pourquoi je vous demande de faire ces deux choses simples mais essentielles pour faire barrage au plan funeste de l’agrochimie et protéger durablement les abeilles et l’ensemble des pollinisateurs :

    1/ Cliquez ici pour envoyer un message de protestation à vos députés européens

    ► J’ENVOIE UN MESSAGE À MES DÉPUTÉS EUROPÉENS

    2/ Puis diffusez ce message le plus largement possible autour de vous : postez l’information sur les réseaux sociaux, copiez/collez cet email sur les sites, blogs ou forums que vous fréquentez, transférez cet email à tout votre carnet d’adresses.

    Nous avons besoin de toute l’aide possible pour donner un impact maximal à cette action coup de poing sur les députés européens : avec votre participation, et celle de toutes les personnes que vous nous permettrez de mobiliser, nous allons noyer les députés sous un raz-de-marée de messages de protestation.

    Le sort des abeilles est entre leurs mains : forcez-les à poser le veto du Parlement européen sur les tests indignes proposés par la Commission, et exigez des protocoles qui permettront vraiment de protéger les abeilles et tous les pollinisateurs à l’avenir !

        Merci d’avance pour votre action.

        Bien cordialement,

                                         Nicolas Laarman 

                                          Délégué général

    PS : si nous n’agissons pas immédiatement pour contrecarrer le coup de force anti-abeilles de l’industrie agrochimique, les firmes auront carte blanche pour commercialiser à grande échelle partout en Europe des pesticides ultra toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages.  

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  • Une info communiquée par Pollinis. Vraiment pas de quoi s'inquiéter pour notre santé en ce début de XXIème siècle !  (POLLINIS Association Loi 190110, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org)

    Madame, Monsieur,

    Imaginez : vous ou votre enfant tombez gravement malade. D'une maladie rare, et à ce jour incurable. Les médecins et chercheurs qui s'occupent de vous découvrent que l'origine de votre maladie est due à la déficience d'une enzyme indispensable à la respiration cellulaire.

    Ils se rendent compte que des millions de tonnes d'un produit chimique qui a spécifiquement pour effet de bloquer cette enzyme, sont répandues partout dans la nature – on en retrouve dans les aliments, l'air, l'eau, les pelouses, les champs... au point d'affecter l'ensemble de la population.

    Pourtant, les autorités sanitaires refusent de réagir. Pire : elles font tout pour étouffer l'affaire...

    Cette histoire n'est malheureusement pas une fiction. C'est ce qui est en train de se passer, en ce moment même, dans notre pays.

    Une équipe de chercheurs de renommée mondiale, qui travaille pour l'Inserm, l'INRA, l'hôpital pour enfants Robert Debré à Paris... a démontré la responsabilité d'une enzyme, la SDH, et de son déficit dans une série de maladies comme les cancers, les encéphalopathies (surtout chez les jeunes enfants), certaines tumeurs du système nerveux, la maladie de Parkinson, l'ataxie de Friedreich, le syndrome de Barth, la maladie de Huntington...

    Leurs travaux ont été mondialement reconnus ; les articles du Pr Pierre Rustin, directeur de cette équipe, ont été cités 25 530 fois par d'autres études depuis – cela donne une idée de l'exemplarité de ses recherches.

    En 2017, cette équipe se rend compte que l'agrochimie commercialise une gamme de fongicides - appelés SDHI, pour inhibiteurs de la succinate déshydrogénase - dont le mode de fonctionnement est, justement, de bloquer la SDH chez les champignons. 

    Ils prennent conscience de l'utilisation à très très grande échelle de ces produits : on les retrouve en France et en Europe sur les cultures de céréales (sorgho, millet, blé, orge, seigle, avoine) et de colza, de tournesol, de maïs, d’arachides et de soja ; sur les raisins dans les vignobles, sur les cultures de haricots, pois, pommes de terre, salades, pommes, framboises, fraises, asperges, cerises, ou tomates ; sur les betteraves, les cannes à sucre... 

    ...sur le gazon des stades et des terrains de golf, et jusque dans l'air que nous respirons (1)...

    Avec des répercussions potentiellement dévastatrices sur la santé d'une grande partie de la population, et l'ensemble des insectes et animaux exposés...

    "Quand nous avons découvert l'existence des SDHI, nous avons été surpris de n'avoir jamais été contactés par les autorités sanitaires" ! a déclaré Paule Bénit, docteure et ingénieure de recherche à l'Inserm (2).

    Les scientifiques conduisent donc une première série de tests, qui confirment leurs pires craintes : les SDHI n'inhibent pas seulement la SDH des champignons, mais également celle des abeilles, des vers de terre, et de tous les organismes vivants – y compris celle des humains.

    Leur découverte est un véritable séisme : c'est la preuve directe qu'une certaine famille de produits massivement répandus dans notre environnement, en ville comme à la campagne, est peut-être à l'origine de maladies gravissimes chez les humains...

    ...et particulièrement chez les enfants, que ces médecins et ces chercheurs s'évertuent à soigner chaque jour depuis des décennies – et participe à l'effondrement catastrophique de la biodiversité mis en lumière par tant de scientifiques et d'observateurs de la nature !

    Cette découverte justifierait à elle seule une suspension immédiate de la mise sur le marché de ces substances, et la conduite en urgence d'études complémentaires pour évaluer l'impact des SDHI sur tous les organismes vivants. 

    Les scientifiques, inquiets, alertent immédiatement l'ANSES, l'autorité sanitaire chargée de protéger la santé des citoyens et leur environnement.

    ...Et là, silence radio :

    L'autorité, qui aurait logiquement dû se précipiter sur cette alerte émise par des scientifiques parmi les plus renommés au monde sur les maladies mitochondriales, fait l'autruche.

    Confrontés à un enjeu sanitaire et environnemental majeur, les scientifiques décident alors de sortir de leur réserve ; ils publient une tribune dans un grand quotidien national (Libération) (3) pour alerter les citoyens sur les dangers auxquels nous sommes exposés – en particulier les plus vulnérables d'entre nous.

    Une véritable déferlante s'abat alors sur eux.

    L'agrochimie riposte immédiatement en s'attaquant violemment aux chercheurs, dénigrant publiquement leur travail, parlant de « populisme scientifique », de « fake news » et de « désinformation » (4) - une technique d'attaque bien rodée utilisée systématiquement par les lobbys pour discréditer les scientifiques qui ont mis le doigt sur un problème qui dérange...

    Rappelez-vous l'alerte publiée dans Libération dès janvier 1999 sur les effets délétères des néonicotinoïdes sur les abeilles par le Professeur Bonmatin, chercheur au CNRS, dénonçant la mainmise de Bayer sur les tests de toxicité de ses propres produits !

    Quelques jours après, il recevait des lettres d'avocats de la firme menaçant de le traîner en justice, et les services de Bayer ont fait pression sur le CNRS pour que le scientifique soit radié, l'obligeant à monter un dossier en béton pour prouver sa bonne foi à sa hiérarchie... (5)

    Une stratégie d'attaque systématique, qui a permis à l'agrochimie d'entretenir le doute autour de ces pesticides tueurs d'abeilles, et de continuer à les commercialiser pendant encore vingt ans avec les conséquences dramatiques qu'on connait désormais sur l'effondrement des pollinisateurs et de la biodiversité... 

    Une stratégie qu'ils sont en train d'appliquer maintenant aux SDHI !

    Pour parer la riposte médiatique des lobbys agrochimiques, notre équipe a préparé un message d'information que nous avons diffusé massivement sur internet et les réseaux sociaux, afin de faire éclater le scandale dans tout le pays.

    Mise au pied du mur, l'ANSES s'est vue obligée de réunir un groupe d'experts pour étudier la question. Elle a d'emblée refusé que le moindre membre des lanceurs d'alerte en fasse partie (ils travaillent pourtant pour des laboratoires publics et paraissaient tout désignés pour remplir ce rôle). Dès lors, parmi les 4 scientifiques sélectionnés, 3 n'ont jamais travaillé sur cette question, et ne sont pas experts des maladies mitochondriales...

    ...quand à la 4e, elle participe régulièrement à des congrès organisés par l'agrochimie, et a pris part à la promotion des SDHI pour remplacer les fongicides de la génération précédente ! (6)

    Les chercheurs lanceurs d'alerte sont auditionnés par ce groupe d'« experts » : ils se rendent vite compte qu'ils sont tombés dans un piège... Le but de l'audition n'est clairement pas de faire le point sur leurs connaissances et les dangers des SDHI, mais de les humilier, de mettre en doute leurs capacités, et les inciter à ne plus faire de vagues...

    « J'avais l'impression d'être devant un jury d'assises » rapporte un scientifique. « J'avais envie de pleurer » se souvient une autre membre du groupe. (7)

    Le directeur de l'ANSES, plusieurs fois invité par les chercheurs dans leur laboratoire de l'hôpital Robert Debré à Paris, n'a pas une seule fois daigné s'y déplacer. Son organisme est pourtant fréquemment représenté lors de congrès sur les SDHI, financés par Monsanto, Syngenta et consors... (8)

    Quelques mois plus tard, le rapport des experts est publié : sans surprise, tout est fait pour étouffer l'affaire des SDHI...

    > Le rapport ne prend pas en compte les spécificités d’action très élaborées des pesticides SDHI, et se base sur des critères d’évaluation réglementaires qui datent d’il y a 20 ans – il met délibérément de côté les biotechnologies actuelles et le mode de fonctionnement ultra-subtil des pesticides dernière génération comme les SDHI. 

    Leurs effets sur les cellules des fœtus dans le ventre de leur mère exposée, ou sur les maladies épigénétiques transmissibles de génération en génération, ou sur la reprogrammation métabolique – autant d’inquiétudes soulevées par les chercheurs dans leur alerte – ne sont même pas étudiées ;

    > il ne prend pas non plus en compte l’étude des maladies mitochondriales, pourtant démontrée noir sur blanc par les chercheurs, et écarte les résultats « gênants » - comme, par exemple, lorsque les expériences menées conduisent à la formation de tumeurs du foie, des reins et de la thyroïde chez les rats pour 11 pesticides sur 13 étudiés… ;

    > et le comble pour nous, défenseurs des abeilles et de la nature : le rapport ne s’intéresse même pas aux effets des SDHI sur les abeilles ou les vers de terre, pourtant mis en lumière par plusieurs études scientifiques et constats de terrain (9) !

    > pire encore : le rapport se base sur les seules études fournies par l’agrochimie elle-même pour prétendre que les organismes non-ciblés éliminent naturellement les SDHI. Il suffit de regarder les études portant sur les résidus de SDHI dans les ruches d’abeilles (10), ou celles menées sur les cheveux de femmes enceintes et de leurs enfants après naissance (63% des échantillons prélevés sont supérieurs à la limite de détection (11)), pour être inquiets de leur persistance à grande échelle. 

    Sur 13 pesticides de la famille des SDHI, la moitié (7 exactement) ont été classés par l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, comme « susceptibles de provoquer le cancer » (12). Et d’autres substances aux modes d’action similaires, comme la Roténone, ont été retirées du marché…

    Malgré les preuves accablantes, l'ANSES reste de marbre : « l'alerte des scientifiques n'est pas fondée, il n'y a pas lieu d'interdire ces produits ».

    Pire encore : l'autorité sanitaire a refusé jusqu’ici de mener les études complémentaires qui permettraient d'évaluer une bonne fois pour toutes la dangerosité des SDHI...

    ... sous prétexte que l'industrie lui avait déjà fourni les preuves de leur innocuité !

    Les SDHI, c'est un marché de 2,7 milliards de dollars au niveau mondial (13) – évidemment que l'agrochimie ne va pas se tirer une balle dans le pied en fournissant gentiment la preuve de la dangerosité de ces substances qui la rendent richissime...

    Aujourd'hui une chose est claire : si les citoyens ne prennent pas le problème à bras le corps, rien ne sera fait par les institutions censées nous protéger.

    C'est pour cela que je fais appel à vous, de toute urgence, pour aider POLLINIS à organiser la riposte !

    Plus de 400 000 personnes ont déjà signé la pétition lancée par POLLINIS pour exiger de nos responsables politiques un coup d'arrêt immédiat à l'utilisation des SDHI tant que des études complémentaires sérieuses et indépendantes n'auront pas été menées. 

    Mais il faut aller plus loin...

    Aujourd'hui, l'agrochimie occupe le terrain scientifique : à grands coups de millions, les firmes subventionnent des congrès internationaux et se payent des études complaisantes ou biaisées pour exonérer leurs produits... 

    C'est sur la base de ces études que les autorités sanitaires décident d'autoriser ou de maintenir sur le marché des substances pourtant jugées dangereuses par les scientifiques indépendants – c'était le cas avec les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles, c'est encore le cas avec les SDHI.

    Face à ces montagnes d'argent, les courageux chercheurs dans leur laboratoire de l'hôpital Debré ne peuvent que s'en remettre aux autorités publiques pour financer des études pour évaluer la dangerosité de ces substances - indépendamment des intérêts de l'agrochimie... 

    Mais les responsables de l'ANSES refusent de leur donner le moindre centime...

    C’est un scandaleux détournement de leur mission de salut public : ce sont eux qui devraient s’inquiéter et financer les études ! 

    Mais ils renâclent pour ne pas risquer de remettre en cause les intérêts de l’industrie. Et ne nous laissent plus d’autre choix :

    Si nous, citoyens, ne mettons pas la main au portefeuille pour financer, ne serait-ce qu'à petite échelle, ces recherches indispensables pour notre santé et notre environnement, alors les grandes multinationales agrochimiques continueront de tenir la dragée haute sur l'ensemble des produits chimiques déversés dans les champs.

    Les firmes disposeront d'un boulevard pour doubler, voire tripler, leur chiffre d'affaires en commercialisant des produits aussi dangereux que les SDHI sans être inquiétées des effets sur les abeilles, les insectes utiles de l'agriculture, les mammifères et les humains...

    Pendant ce temps, les apiculteurs verront leurs ruches se vider, les entomologistes s'inquièteront du déclin spectaculaire des insectes et de la biodiversité, les médecins de l'hôpital Debré verront arriver de nouveaux cas de plus en plus nombreux d'enfants malades…

    ...en sachant très bien ce qui les a empoisonnés, mais sans disposer d'aucun pouvoir pour arrêter l'hécatombe...

    Les scientifiques sont formels : les SDHI, c'est une « bombe à retardement » qui éclatera de façon catastrophique dans 10 ou 20 ans. Doit-on attendre, comme pour l'amiante ou le Médiator, que les victimes se comptent par centaines puis par milliers pour que les autorités réagissent ?

    Et que dire des insectes et pollinisateurs irremplaçables qui sont décimés, mettant en danger la reproduction même des plantes, fruits, légumes, indispensables à l'alimentation humaine ?

    Pour dresser face à l'agrochimie un barrage solide et efficace, il n'y a pas 36 solutions : nous devons être nombreux et mobilisés, et avoir la science de notre côté. 

    Études scientifiques en main, qui pourra encore contester l'interdiction de ces substances toxiques ?

    Rappelez-vous : c'est grâce à une coalition de plus de 50 scientifiques internationaux, à leurs études unanimes et à la mobilisation de plus d'un million de citoyens que nous avons obtenu l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles en France, malgré les pressions gigantesques de l'agrochimie sur les ministères et les autorités sanitaires.

    Pour prendre l'agrochimie de court, nous devons reproduire cette même méthode de contre-lobbying scientifique avec les SDHI. S'il vous plaît, aidez POLLINIS à soutenir les travaux des chercheurs sur ces substances mortifères :

    ► JE FAIS UN DON

    Grâce à l'aide fidèle des membres de l'association, notre équipe a déjà bien avancé :

    - Nous avons permis aux chercheurs de l'Inserm de débuter une première partie des études interdites par l'ANSES et l'agrochimie, en les finançant directement grâce au soutien de citoyens volontaires – leurs travaux préliminaires confirment déjà les pires craintes sur les effets délétères des SDHI sur la santé humaine...;

    - Nous soutenons des recherches menées sur le terrain pour évaluer l'impact des SDHI associés à d'autres pesticides sur les abeilles et les pollinisateurs sauvageslà aussi, les premiers résultats font froid dans le dos... ;

    - Nous avons commencé à rassembler des scientifiques internationaux parmi les plus réputés pour travailler ensemble dans une coalition anti-SDHI et produire les études multidisciplinaires indispensables pour convaincre les autorités de la nécessaire interdiction de ces poisons.

    Tout ceci n'est possible que grâce au soutien précieux des donateurs de POLLINIS

    C'est grâce à leur engagement financier régulier et généreux que nous avons pu avancer ces frais, directement sur le budget de l'association, pour permettre aux chercheurs de débuter rapidement leurs travaux.

    Mais pour pouvoir contrecarrer l'emprise de l'agrochimie et mettre sans tarder les autorités sanitaires au pied du mur, nous devons multiplier les études et les axes de recherche – c'est le seul moyen d'empêcher leurs lobbys de torpiller le travail des chercheurs en le qualifiant de « pseudo-science » et de « populisme scientifique ».

    Vous le savez, produire des études indépendantes, solides et inattaquables coûte très cher : la bonne logique voudrait que les pouvoirs publics se chargent de ce financement au profit de la société toute entière. 

    Mais devant leur refus obstiné, doit-on baisser les bras et laisser l'agrochimie gagner définitivement la partie ?

    Si, comme l'équipe des scientifiques Pierre Rustin et Paule Bénit, comme les membres de POLLINIS et comme les plus de 400 000 citoyens qui se sont déjà mobilisés pour dire non aux SDHI, vous pensez que les abeilles, la biodiversité, et les vies de milliers d'enfants valent plus que les profits à court terme de multinationales puissantes et bien placées, alors s'il vous plaît aidez-nous à continuer le combat jusqu'au bout.

    Chaque participation, qu'elle soit de 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 ou même 200 ou 500 euros est une aide précieuse pour permettre à nos équipes d'aller au bout de ce travail scientifique indispensable pour enrayer le déclin dramatique des abeilles, éviter une dégradation irrémédiable de notre écosystème et empêcher un déferlement de maladies graves et incurables à l'avenir.

    Si cela fait trop d'un coup, une aide de 5 ou 7 euros par mois serait déjà formidable !

    Plus le nombre de personnes qui répondront favorablement à cet appel sera grand, plus nous aurons de chances de pouvoir publier rapidement les études solides et indépendantes capables de contrecarrer la propagande de l'agrochimie et son influence sur les autorités sanitaires.

    Alors s'il vous plaît, ne perdez pas un instant : cliquez ci-dessous pour nous aider dans ce travail salutaire.

    ► JE FAIS UN DON

    Votre aide permettra de gagner de précieuses années, avant que les dégâts des SDHI sur la flore, la faune et toute une génération d'enfants soient irréversibles.

    Merci par avance pour votre geste.

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué général

    Pour faire un don, cliquez ici

    ► JE FAIS UN DON

    (1) Etat des lieux de la présence des pesticides dans l'environnement – 4e journées régionales de l’air - Sébastien LEONARD, Agnès HULIN

    (2) Entretien vidéo de Paule Bénit et Pierre Rustin pour POLLINIS

    (3) Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques, Libération 14/05/2018

    (4) Fongicides SDHI et activisme : il est urgent de réagir ! André Heitz, la France Agricole No 3749 du 25 mai 2018

    En finir avec le populisme scientifique, BASF 01/05/2018

    (5) Stéphane Foucard, Et le monde devint silencieux - Editions du Seuil 2019 (p.77)

    (6) Fabrice Nicolino, Le crime est presque parfait - Les liens qui libèrent 2019 (p.88 et p.187)

    (7) Ibid. p.75

    (8) Ibid. p.186

    (9) Gloria Degrandi Hoffman, Yanping Chen, Emily Watkins Dejong, Mona L. Chambers, Geoffrey Hidalgo; Effects of Oral Exposure to Fungicides on Honey Bee Nutrition and Virus Levels, Journal of Economic Entomology, Volume 108, Issue 6, 1 December 2015, Pages 2518–2528

    Jacob B. Campbell, Rachna Nath, Juergen Gadau, Trevor Fox, Gloria DeGrandi-Hoffman, Jon F. Harrison ; The fungicide Pristine® inhibits mitochondrial function in vitrobut not flight metabolic rates in honey bees. Journal of Insect Physiology Volume 86, March 2016, Pages 11-16

    Simon-Delso N, San Martin G, Bruneau E, Minsart L-A, Mouret C, et al. (2014) Honeybee Colony Disorder in Crop Areas: The Role of Pesticides and Viruses. PLoS ONE 9(7): e103073. doi:10.1371/journal.pone.0103073

    Bilan 2016 du réseau de surveillance des troubles des abeilles, DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes

    Un apiculteur de Haute-Garonne perd deux millions d'abeilles et soulève un élan de solidarité, Noémie Bonnin pour France Bleu Occitanie – 14/05/2018

    (10) Simon-Delso, N., G. S. Martin, E. Bruneau, C. Delcourt, and L. Hautier. 2017. The challenges of predicting pesticide exposure of honey bees at landscape level. Scientific Reports 7:3801.

    (11) Beranger, R., E. M. Hardy, C. Dexet, L. Guldner, C. Zaros, A. Nougadere, M. A. Metten, C. Chevrier and B. M. R. Appenzeller (2018). "Multiple pesticide analysis in hair samples of pregnant French women: Results from the ELFE national birth cohort." Environ Int 120: 43-53.

    (12) Annexe 4 : Synthèse des paramètres toxicologiques des substances actives de la famille des SDHI (in AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à « l’évaluation du signal concernant la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate deshydrogénase (SDHI) »)

    (13) Ibid. p232

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