• Dessus bleu ardoise, dessous orange , bec pointu et masque noir sur les yeux. Ce sympathique petit bandit est la sittelle torchepot (sitta europaea) qu'il sera difficile de confondre avec tout autre oiseau.

      Elle fréquente les mangeoires en hiver en compagnie d'autres habitués: mésanges, pinsons, moineaux ou verdiers. Elle a l'habitude de saisir une graine et de la déguster un peu plus loin la coinçant  dans le creux d'une branche. Grâce à cette enclume improvisée elle peut retirer l'amande en faisant éclater la coque à grand coups de bec. 

     On peut observer la sittelle arpenter le tronc des arbres sur lesquels elle recherche de petites proies. Elle peut se retrouver en compagnie du grimpereau des jardins (Certhia brachidactyla) qui se nourrit en utilisant la même tactique. Contrairement à ce dernier et aux pics qui s'appuient sur une queue aux rectrices rigides, la sittelle n'utilise que ses pattes pour se déplacer dans tous les sens sur les grosses branches et les troncs.

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

     Contrairement aux pics et aux grimpereaux, la sittelle ne dispose pas de rectrices rigides pour s'appuyer sur les troncs et les branches. Elles utilise uniquement ses pattes, ce qui lui permet de se déplacer très librement horizontalement ou verticalement, tête en haut ou tête en bas.

    La sittelle (sitta europaea) et le grimpereau des jardins (Certhia brachidactyla)

     

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)La sittelle utilise les branches comme des enclumes pour libérer l'amande des graines dont elle se nourrit.

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

     La sittelle peut aussi s'observer sur le sol quand elle cherche  sa nourriture à terre .

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

        La sittelle fréquente les mangeoires mais elle est plus craintive et plus difficile à observer que les  moineaux et les mésanges. 

     

    Repères

    Taille:  12,5 cm

    Sexes presque identiques,  léger dimorphisme sexuel difficile à distinguer : les couleurs de la femelle sont légèrement plus pâles que celles du mâle.

     

    Portraits d'oiseaux (20): La sittelle torchepot (sitta europaea)

    En savoir plus:

    Sur le site Oiseaux.net  un article complet sur la   Sittelle torchepot 

    Crédit photos, photomontage et vidéo  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2022

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  •        Les cérambycidés ou longicornes plus connus sous le terme de capricornes  sont de magnifiques insectes.  Comme leur nom l'indique,  ils possèdent de longues antennes qui,  chez de nombreuses espèces,  dépassent l'ensemble du corps en longueur.

           En France, la famille des cérambycidés compte 250 espèces parmi lesquelles beaucoup sont menacées par le manque de bois mort nécessaire au développement des larves xylophages.

          Ci-dessous, pour le plaisir des yeux, quelques espèces splendides que l'on peut rencontrer sur les fleurs du printemps et de l'été.

          L'identification parfois difficile des espèces qui suivent est peut-être parfois erronée. Merci de me signaler une éventuelle erreur.

    Les longicornes

     Les fleurs de seringat attirent de nombreux insectes et en particulier les longicornes.

    Les longicornes

      Pour ne pas  confondre le clyte bélier  (plagionotus arietis) ci-dessus avec le lepture tacheté (Strangalia maculata) ci-dessous, noter, outre la forme générale, que l'un est noir avec des rayures jaunes, l'autre jaune avec des taches noires.

    Lepture tacheté et clyte bélier

     

    Les longicornes

     

     

     

    Rhagie mordante (Rhagium mordax)

     

    Les longicornes

     Pachytodes cerambyciformis

    Les longicornes

     Garille virginale (Gaurotes virginea)

    Les longicornes Clytre sarcleur (Chlorophorus sartor)  

    Les longicornes

     

     

     

    Leptura aethiops

    Les longicornes

     

     

    Stenurella bifasciata 

     

    Les longicornes

    Rhagonycha fulva (Scopoli, 1763)

    Les longicornes

    Cerambyx scopolii

           En savoir plus

                                 Sur le web, le site Aramel traite des cérambycidés de  manière bien documentée  

     

     

    Crédit photos et photomontage © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2021

     

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  •  

          À l'affût, en attendant  la scène ou  l'image que l'on espère exceptionnelle (c'est rare...), il y a les  oiseaux familiers qui viennent vous tenir compagnie et occupent votre attente avant le scoop !

         Parmi eux, le merle noir (turdus merula). Monsieur est entièrement noir et porte bec jaune.  Certains individus atteints de leucisme présentent des taches blanches plus ou moins étendues. Cette anomalie est liée à une mauvaise répartition de la mélanine dans le plumage de l'oiseau.

         De loin, il pourrait être  confondu avec l'étourneau (sturnus vulgaris) dont le plumage finement moucheté peut échapper à l'observateur. Outre la forme légèrement différente du corps et en particulier de la tête et la queue plus courte, la distinction se fera facilement en fonction de la manière avec laquelle l'oiseau se déplace. L'étourneau marche   alors que le merle trottine et sautille. On l'observe souvent dans une position caractéristique: queue relevée, ailes légèrement déployées vers le sol. De plus le merle s'observe plutôt en couple ou seul, alors que l'étourneau a l'habitude de se déplacer en groupes plus ou moins nombreux.

      Notre oiseau ne se nourrit pas beaucoup à la mangeoire. Mais il fréquente les lieux de nourrissage où, plutôt que des graines offertes, il se nourrit de petits invertébrés, escargots, vers, ou larves qu'il peut trouver. Il raffole aussi des pommes blettes  qu'il déguste par terre ou sur l'arbre.

     

    Le merle noir (Turdus merula)

     Il existe un dimorphisme sexuel marqué chez le merle noir. Ci-dessus , mâle avec le corps noir et le bec jaune vif. Ci dessous, la femelle entièrement brune avec un bec gris.

    Le merle noir (Turdus merula)

     

    Le merle noir (Turdus merula)

     

    Le merle noir (Turdus merula)

     

    Le merle noir (Turdus merula)

      Certains individus atteints de leucisme présentent des taches blanches plus ou moins étendues.

    Le merle noir (Turdus merula)

     

    Le merle noir (Turdus merula)

     De loin, le merle noir (à gauche) pourrait être  confondu avec l'étourneau sansonnet (à droite) dont le plumage finement moucheté peut échapper à l'observateur inexpérimenté.

    Le merle noir (Turdus merula)

     Le merle raffole des pommes blettes tombées de l'arbre.

    Le merle noir (Turdus merula)

    Attitude typique du merle noir: tête et queue relevée, ailes légèrement déployées vers le sol.

    Le merle noir (Turdus merula) Mais à quoi peut bien penser ce merle noir?

    Monsieur Merlot

     Comme beaucoup d'oiseaux, le merle aime se baigner l'été dans les flaques d'eau.

     

    Le merle noir (Turdus merula)

             A gauche, merle mâle immature: pendant le premier hiver, le bec est gris et le plumage plus clair que les mâles adultes (à droite).

    Le merle noir (Turdus merula)

        Les jeunes merles on un plumage plus clair, un peu roux et le ventre tacheté Ils peuvent être confondus avec leur cousine, la grive musicienne (turdus philomenas). Avec la maturité, le bec deviendra jaune.

     Repères

    Taille: 25 cm

    Dimorphisme sexuel marqué:         Mâle entièrement noir, bec jaune orangé

                                                             Femelle brune, bec gris.

    Le merle noir (Turdus merula)

     

    En savoir plus

         Le hasard faisant bien les choses, La Hulotte, dans son dernier numéro, nous parle du merle noir. Donc, pas d'hésitation, pour en savoir plus procurez vous vite le numéro 112 du journal le plus lu dans les terriers !

    Le merle noir (Turdus merula)

    Crédit photos et photomontage © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2021 

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  •       Le pic mar (dendrocopos medius) est l'un de nos trois pics "bigarrés", trois pics au dos noir et blanc*.  Fréquentant surtout la partie haute des arbres et quittant rarement la forêt, notre oiseau  passe généralement  inaperçu. Il ne fréquente pas ou peu les mangeoires contrairement au pic épeiche (dendrocopos major) avec lequel il peut être confondu. C'est dire si l'occasion de photographier un pic mar reste plutôt rare et occasionnelle.

         Grâce à Bernard, l'ami magique dont j'ai déjà parlé ici, l'occasion m'a été donnée de filmer ce bel emplumé qui avait installé son nid dans un gros bouleau en bordure de forêt. A peine installé dans l'affût, les deux parents sont venus nourrir alternativement leur progéniture, annonçant leur venue par une série de cris  caractéristiques.

      * J'exclus ici le pic syriaque (dendrocopos syriacus) commun dans le sud-ouest de l'Europe mais très rare en France et le pic à dos blanc (dendrocopos leucotos) une espèce rare que l'on ne trouve que dans le massif pyrénéen.

    Le pic mar

     Le pic mar est presque exclusivement forestier. 

    Le pic mar (dendrocopos medius)

    Le pic mar peut creuser plusieurs cavités dans le tronc d"un même arbre. Une seule loge  abritera sa progéniture.

    Le pic mar

           Les deux parents se relaient pour nourrir les jeunes.

    Le pic mar

     Le pic mar hérisse souvent les plumes qui constituent sa calotte rouge. Ce qui lui donne un look de punk ! (Désolé pour cet anthropomorphisme!)

    Le pic mar (dendrocopos medius) Mâle et femelle sont difficiles à distinguer. Il existe un léger dimorphisme sexuel cependant: la couleur de la calotte rouge est plus terne chez la femelle (à droite ci-dessus, à gauche ci-dessous). 

    Le pic mar La confusion peut être faite avec le pic épeiche(dendrocopos major). On observe chez celui-ci une calotte noire. Seul, le mâle  arbore une nuque rouge. 

    Le pic mar

     Le pic épeichette (dendrocopos minor) est nettement plus petit que les deux autres pics bigarrés. Seul, l'avant de la tête est rouge et uniquement chez le mâle . Le bec fin et court est aussi caractéristique.

     

    Repères

    Taille 20-22 cm

    Léger dimorphisme sexuel: la calotte rouge de la femelle est plus terne.

    Le pic mar (dendrocopos medius)

     

     En savoir plus:

      Oiseaux.net

      museum national d'histoire naturelle

      MNHN pdf

     

    Petite vidéo du pic mar au nid

    Images:  Loxiafilms/Philippe Parolini 2021

    Repérage affût: Bernard Dupont

    Crédit photos et photomontage © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2021

     

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  •      Encore collégien, je me levais très tôt le matin avant les cours pour observer, écouter et enregistrer les bruits de la nature (quelques uns de mes professeurs s'en souviennent je crois).

         Au printemps, en entrant dans la forêt, les chants d'oiseaux emplissaient l'espace sonore d'un brouhaha merveilleux. J'avais l'impression de pénétrer dans une cathédrale de verdure, dans un lieu sacré entièrement dédié à la musique aviaire. Moment mystique pendant lequel je pensais, à chaque fois, vivre les origines de la vie.  Parmi tous ces chants, celui de la grive musicienne et, surtout,  dès l'orée du bois, les trilles inlassablement répétées d'un citoyen qui nous intéresse aujourd'hui, le pinson des arbres ((fringilla coelebs). L'un des premiers oiseaux que j'ai su identifier et que j'associe  aujourd'hui encore aux souvenirs de ces impressions naïves d'adolescent.

        Le pinson des arbres est l'un de nos plus jolis fringilles. Le mâle exhibe un capuchon gris, des joues et une poitrine rose, des couleurs particulièrement éclatantes au printemps qui s'atténuent à la mauvaise saison. Comme chez de nombreuses espèces, la femelle portant robe grise est plus terne, les deux sexes portant une barre alaire blanche bien marquée. Le joli costume du pinson en fait un oiseau photogénique et permet de réaliser de beaux clichés sans trop se fatiguer.

       S'il peuple à l'origine les milieux forestiers on le trouve dans  de nombreux habitats. C'est aussi un habitué des mangeoires et des sites de nourrissage où il devient l'un des oiseaux les plus familiers. Les populations du nord et du nord-est de l'Europe migrent en octobre vers le sud et le sud-ouest.

       Après une nette diminution dans les années 90, les effectifs semblent en équilibre et en légère augmentation (+ 4%)  depuis le début des années 2000 *

    * source vigie-nature 

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

    Comme chez de nombreuses espèces, le mâle de pinson des arbres (à gauche) est plus coloré que la femelle (à droite).

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     Les couleurs du pinson sont plus vives au printemps et palissent à la mauvaise saison.

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     

     

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres

     

     

     

    Repères

     

    Taille:15 cm

    Dimorphisme sexuel marqué: mâle plus coloré avec capuchon gris, joues et dessous rose.

     

    Portrait d'oiseau (18) : le pinson des arbres (fringilla coelebs)

     

     

    En savoir plus

                           Une petite vidéo de la LPO   Le pinson des arbres

                           Article   Le pinson des arbres  -  oiseaux.net

                           Article Wikipedia Pinson des arbres

    Crédit photos et photomontage © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2021 

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