• LA NATURE ET LES PETITES BÊTES

    Cette rubrique n'a pas la prétention de donner des renseignements exhaustifs sur les sujets abordés. Il s'agit en général de présenter de manière la plus agréable possible un animal, insecte ou oiseau, à l'occasion d'observations personnelles (une sorte de carnet naturaliste). Les liens (en caractères gras dans le texte) et le paragraphe "en savoir plus"  renvoient à des sites fournissant des indications complémentaires. Bonne lecture. 

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       Le pic épeiche est le plus répandu des pics bigarrés. Il est aussi celui qui se laisse le mieux observer. Plutôt insectivore, il apprécie les graines et en particulier celle des  mangeoires qu'il fréquente en compagnie des habitués: sittelle, mésanges, moineaux et fringilles.

    Le pic épeiche (dendrocopos major)

     Comme la sittelle ou les mésanges, le pic épeiche aime adopter des positions acrobatiques sur la mangeoire.

         Comme la plupart des autres pics il cherche sa nourriture sur le tronc et les branches des arbres. Pour se déplacer il prend appui sur les rectrices rigides de sa queue. Ses pattes sont dotées de doigts disposés de manière à faciliter sa progression sur l'écorce: 2 doigts en avant et 2 doigts en arrière.

    Portraits d'oiseaux (23): Le pic épeiche (dendrocopos major) Le mâle de pic épeiche (photo de droite) se distingue de la femelle par la présence d'une nuque rouge.

    Le pic épeiche

         Au printemps, cet oiseau forestier fait résonner ses tambourinages brefs et sonores d'une à deux secondes. C'est un moyen de communication entre les individus d'une même population. Les caractéristiques de ces tambourinages sont impressionnantes avec, en particulier, une fréquence de 15 à 20 coups par seconde. Pour être entendu de loin, l'oiseau choisit les branches ou les troncs qui résonnent le plus.

    Portraits d'oiseaux (23): Le pic épeiche (dendrocopos major)

     

         Comme chez le autres pics,  la langue est le prolongement d'un ensemble anatomique, l'appareil hyoïdien,  qui s'enroule autour de la tête de l'oiseau. En se contractant, le muscle génio-hyoïdien se raccourcit et projette la langue vers l'avant. Cet outil efficace lui permet de saisir de petites proies dans les plus petits interstices !

    Le pic vert (picus viridis)

    Le pic épeiche

     

    Le pic épeiche (dendrocopos major)

     Les trois pics bariolés: le pic épeichette (1), le pic épeiche (2) et le pic mar (3).

    Portraits d'oiseaux (23): Le pic épeiche (dendrocopos major)

     La loge des pics est creusée dans le tronc d'un arbre.

     

     Repères

           Longueur: 23 cm 

           Dimorphisme sexuel :  nuque rouge  chez le mâle

                                               nuque noire chez la femelle

    Le pic épeiche

     

    Crédit photos, photomontage et vidéo  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2022

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  •    Au milieu du pré, un oiseau sautille et fouille la terre avec son bec à la recherche de petits invertébrés.Œil blanc, dos vert, croupion jaune fluo, dessous jaune pâle, masque noir de Zorro et casquette rouge: c'est le pic vert.

        Les deux sexes possèdent une moustache noire, mais chez Monsieur, les couleurs sont plus contrastées  et la moustache est ornée de rouge.

     

     Chez les pics verts, Monsieur arbore moustache noire ornée de rouge, Madame se contentant d'une moustache entièrement noire.

         Les juvéniles sont plus unis avec des taches claires sur le dos et les ailes, tandis que les parties claires de la tête et le ventre sont rayées.

          Contrairement à d'autres pics, le pic vert cherche souvent sa nourriture au sol et plus rarement sur les arbres. Il  se nourrit ainsi de petits invertébrés, en particulier de fourmis.

          Après avoir éventré une fourmilière, ce jeune pic vert absorbe sans peine fourmis  œufs et  couvain de la colonie grâce à sa langue télescopique. Les soldats qui courent sur son corps opposent une résistance dérisoire à un ennemi bien trop gros pour eux.

          Peut-être même, ironie du sort,  lui rendent-ils service en nettoyant son plumage avec l'acide formique qu'ils produisent ! 

    Le pic vert

     

     Le pic vert cherche le plus souvent sa nourriture au sol. Il y capture des fourmis et des petits invertébrés.

    Portrait d'oiseaux (22): le pic vert (picus viridis)

     

    Le pic vert (picus viridis)

     

          Parmi les adaptations des pics et en particulier du pic vert, on notera non pas un mais deux doigts placés en arrière du pied et des rectrices très dures qui permettent un appui solide sur les troncs et font de ces animaux des grimpeurs habiles.

           Une autre caractéristique remarquable de ces oiseaux est la capacité à projeter loin en avant une langue qui apparait beaucoup plus longue que son bec. C'est un outil extrêmement efficace pour explorer les interstices du sol et saisir des petites proies inaccessibles à d'autres espèces insectivores. On peut évidemment et légitimement se poser la question de savoir où notre oiseau loge  pareil organe.

              Le dessin ci--dessous donne la réponse: la langue est le prolongement d'un ensemble anatomique, l'appareil hyoïdien,  qui s'enroule autour de la tête de l'oiseau. En se contractant, le muscle génio-hyoïdien se raccourcit et projette la langue vers l'avant, l'ensemble atteignant alors une dizaine de centimètres chez le pic vert !  

    Le pic vert (picus viridis)

     

    (en savoir plus cliquez ici) 

     

    Quelques repères pour identifier le pic vertLe pic vert (picus viridis)

    Portrait d'oiseaux (22): le pic vert (picus viridis)

     

     

     

     

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  •      La mésange charbonnière (parus major) est, avec la mésange bleue, l'une des mésanges les plus familières. On la distingue facilement des autres espèces par sa taille et ses couleurs. A l'origine de son nom, un capuchon et un plastron noir qui se prolonge d'une cravate de la même couleur. Pour le reste du costume on notera des  joues blanches, un ventre jaune, un dos vert-jaune, des ailes et une queue bleu-noir. Monsieur se distingue de Madame par sa cravate plus large. Les jeunes, de même couleur que les adultes sont plus pâles et présentent des joues légèrement teintées de vert.

        La mésange charbonnière est parmi les premiers oiseaux à venir se nourrir aux mangeoires hivernales. On peut l'observer sur le sol et dans les arbres. Ce lutin très actif se déplace avec une grande vélocité sur les troncs et les branches dans des positions souvent acrobatiques. 

         C'est aussi un locataire habituel des nichoirs. Son chant de trois syllabes est l'un des premiers à annoncer la belle saison. 

    La mésange charbonnière (parus major)

     Le capuchon noir de la mésange charbonnière est à l'origine de son nom. C'est aussi un critère qui permet de l'identifier facilement.

    La mésange charbonnière (parus major)

     

    Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

     La mésange charbonnière  est parmi les oiseaux qui fréquentent assidument les mangeoires et les gamelles d'eau sur les sites de nourrissage.

    Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

     Jeune mésange charbonnière à la gamelle d'eau en compagnie d'un moineau domestique

    La mésange charbonnière (parus major)Une mésange charbonnière déguste des graines de tournesol déposées dans la cavité d'un vieux noyer.

    La mésange charbonnière (parus major)

     

     

    La mésange charbonnière (parus major)

    Ci dessus et ci-dessous: la mésange charbonnière joue les acrobates sur les troncs et les branches d'un pommier.

    La mésange charbonnière (parus major)

     

    La mésange charbonnière (parus major)

             La mésange charbonnière est un lutin sans cesse en mouvement. On l'observe souvent en position acrobatique sur les troncs et les branches. Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

     Mésange charbonnière en compagnie d'un autre acrobate : la sittelle torchepot.

    Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

     

     Repères

         Taille: 14 cm

          Dimorphisme sexuel: cravate noire élargie chez le mâle, étroite chez la femelle.

          Jeune avec joues vert pâle sans bande noire dessous.

      

    Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

     

     Vidéo: l'oiseau en cravate en FHD  ©Loxiafilms/Philippe Parolini 2022 sur Youtube

     

    Vidéo: l'oiseau en cravate en 4K  ©Loxiafilms/Philippe Parolini 2022   sur Vimeo 

     En savoir plus: Le numéro 15 de La Hulotte est consacré en partie à notre bel oiseau du jour.

     

    Portraits d'oiseaux (22) :  L'oiseau qui porte cravate.

    Crédit photos, photomontage et vidéo  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2022

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  • Dessus bleu ardoise, dessous orange , bec pointu et masque noir sur les yeux. Ce sympathique petit bandit est la sittelle torchepot (sitta europaea) qu'il sera difficile de confondre avec tout autre oiseau.

      Elle fréquente les mangeoires en hiver en compagnie d'autres habitués: mésanges, pinsons, moineaux ou verdiers. Elle a l'habitude de saisir une graine et de la déguster un peu plus loin la coinçant  dans le creux d'une branche. Grâce à cette enclume improvisée elle peut retirer l'amande en faisant éclater la coque à grand coups de bec. 

     On peut observer la sittelle arpenter le tronc des arbres sur lesquels elle recherche de petites proies. Elle peut se retrouver en compagnie du grimpereau des jardins (Certhia brachidactyla) qui se nourrit en utilisant la même tactique. Contrairement à ce dernier et aux pics qui s'appuient sur une queue aux rectrices rigides, la sittelle n'utilise que ses pattes pour se déplacer dans tous les sens sur les grosses branches et les troncs.

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

     Contrairement aux pics et aux grimpereaux, la sittelle ne dispose pas de rectrices rigides pour s'appuyer sur les troncs et les branches. Elles utilise uniquement ses pattes, ce qui lui permet de se déplacer très librement horizontalement ou verticalement, tête en haut ou tête en bas.

    La sittelle (sitta europaea) et le grimpereau des jardins (Certhia brachidactyla)

     

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)La sittelle utilise les branches comme des enclumes pour libérer l'amande des graines dont elle se nourrit.

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

     La sittelle peut aussi s'observer sur le sol quand elle cherche  sa nourriture à terre .

    La sitelle (sitta europaea) et le grimperaeu des jardins (Certhia brachidactyla)

        La sittelle fréquente les mangeoires mais elle est plus craintive et plus difficile à observer que les  moineaux et les mésanges. 

     

    Repères

    Taille:  12,5 cm

    Sexes presque identiques,  léger dimorphisme sexuel difficile à distinguer : les couleurs de la femelle sont légèrement plus pâles que celles du mâle.

     

    Portraits d'oiseaux (20): La sittelle torchepot (sitta europaea)

    En savoir plus:

    Sur le site Oiseaux.net  un article complet sur la   Sittelle torchepot 

    Crédit photos, photomontage et vidéo  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2022

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  •        Les cérambycidés ou longicornes plus connus sous le terme de capricornes  sont de magnifiques insectes.  Comme leur nom l'indique,  ils possèdent de longues antennes qui,  chez de nombreuses espèces,  dépassent l'ensemble du corps en longueur.

           En France, la famille des cérambycidés compte 250 espèces parmi lesquelles beaucoup sont menacées par le manque de bois mort nécessaire au développement des larves xylophages.

          Ci-dessous, pour le plaisir des yeux, quelques espèces splendides que l'on peut rencontrer sur les fleurs du printemps et de l'été.

          L'identification parfois difficile des espèces qui suivent est peut-être parfois erronée. Merci de me signaler une éventuelle erreur.

    Les longicornes

     Les fleurs de seringat attirent de nombreux insectes et en particulier les longicornes.

    Les longicornes

      Pour ne pas  confondre le clyte bélier  (plagionotus arietis) ci-dessus avec le lepture tacheté (Strangalia maculata) ci-dessous, noter, outre la forme générale, que l'un est noir avec des rayures jaunes, l'autre jaune avec des taches noires.

    Lepture tacheté et clyte bélier

     

    Les longicornes

     

     

     

    Rhagie mordante (Rhagium mordax)

     

    Les longicornes

     Pachytodes cerambyciformis

    Les longicornes

     Garille virginale (Gaurotes virginea)

    Les longicornes Clytre sarcleur (Chlorophorus sartor)  

    Les longicornes

     

     

     

    Leptura aethiops

    Les longicornes

     

     

    Stenurella bifasciata 

     

    Les longicornes

    Rhagonycha fulva (Scopoli, 1763)

    Les longicornes

    Cerambyx scopolii

           En savoir plus

                                 Sur le web, le site Aramel traite des cérambycidés de  manière bien documentée  

     

     

    Crédit photos et photomontage © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2021

     

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