• LA NATURE ET LES PETITES BÊTES

    Cette rubrique n'a pas la prétention de donner des renseignements exhaustifs sur les sujets abordés. Il s'agit en général de présenter de manière la plus agréable possible un animal, insecte ou oiseau, à l'occasion d'observations personnelles (une sorte de carnet naturaliste). Les liens (en caractères gras dans le texte) et le paragraphe "en savoir plus"  renvoient à des sites fournissant des indications complémentaires. Bonne lecture. 

  •    Cette année, les températures clémentes ont permis d'observer tardivement quelques espèces d'insectes peu pressées d'hiberner. Mi-novembre, on pouvait voir des frelons encore très actifs, des diptères et quelques lépidoptères dont le C-gamma, le tircis et l'objet de notre article du mois, le vulcain (Vanessa atalanta).

    Le vulcain

     Les couleurs vives du vulcain permettent de l'identifier facilement.

       Voilure  noire ornée de bandes oranges, taches blanches à l’extrémité des ailes antérieures, notre papillon est vite identifié sans grand risque de le confondre avec un autre de ses cousins. Posé sur une feuille de courge, ailes largement étalées, il laisse admirer sa voilure flamboyante.  Vite confiant il se laisse approcher sans crainte et même, parfois, vient se poser sur l'observateur pour peu que l'on reste immobile et que l'on évite les gestes brusques. Les individus de l'automne sont en fait des migrateurs qui quittent les contrées du nord pour gagner des régions aux températures plus clémentes. Tant que les températures restent favorables,  les imagos voyageurs  prolongent leur séjour chez nous où ils  se nourrissent des fruits mûrs et pourrissant: pommes tombées à terre, raisins oubliés sur la vieille vigne. Leurs descendants remonteront vers le nord à la belle saison.

    Le vulcain

     En été,  le vulcain apprécie les fleurs du buddleia, le bien nommé arbre à papilon.

    Le vulcain

     Un vulcain s'est posé et profite de la lumière solaire entre deux averses.

    Le vulcain  (Vanessa atalanta)

     Le vulcain cherche  la meilleure exposition pour emmagasiner le maximum d'énergie.

    Le vulcain

     

    Le vulcain

     Le raisin oublié sur la vigne est particulièrement apprécié par notre papillon.            

     Le vulcain

     Le vulcain

     

    Le vulcain  Image insolite d'un vulcain posé sur une feuille de bananier.

    Le vulcain

       Le vulcain est plutôt confiant et autorise le photographe à réaliser des gros plans plus difficiles à obtenir chez d'autres espèces.

     Repères

      Envergure: 50- 60 mm

      Pas de dimorphisme sexuel

      Parasites des chenilles: nombreux hyménoptères dont les genres apechthis , cotesia, microgaster

    Le vulcain  (Vanessa atalanta)

     

    Le vulcain

     

     

     Le vulcain

     

       Les imagos du vulcain seront facilement distingués des autres nymphalidés. La détermination de ses chenilles sera quant à elle plus délicate. De couleur variable, elles peuvent être confondues avec celles du paon du jour (Inachis io) et de la petite tortue (aglais urticae). Les taches blanches qui ponctuent le bas des segments abdominaux sera un critère sûr d'identification.

     

    En savoir plus:

           Le vulcain ou atalante       André Lequet (insectes-net.fr)

           Le vulcain          Observatoire de la faune de Bourgogne

     

    Crédit photos et photomontage  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2023

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  •          Près d'un vieux mur, un papillon aux ailes rouges s'envole et se cache derrière une feuille de cornouiller. Je cherche l'insecte à l'habit de pourpre et, surprise, je trouve un petit quidam aux ailes sombres rayée de  jaune pâle.

    L'écaille chinée

     

    L'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)

     

         Un drôle de petit zèbre, vite identifié,  portant une robe écarlate  dissimulée par deux voiles triangulaires parfaitement homochromes. Ce prince qui camoufle sa parure rutilante est une écaille chinée (Euplagia quadripunctaria). Un hôte fréquent des zones ombragées. Bien que sa position systématique la place dans les Hétérocères ou papillons de nuit, notre écaille est active aussi bien le jour que la nuit.

     

     

    L'écaille chinée

     L'écaille chinée laisse rarement admirer ses ailes postérieures rouge vif.       

    L'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)  

          Si la rousse écaille cramoisie Phragmatobia fuliginosa (ci-contre) assume un peu mieux sa couleur, les autres écailles, elles aussi, recouvrent leurs ailes postérieures un peu trop voyantes avec des ailes antérieures aux motifs plus sobres.  Au moment de l'envol, il n'est pas exclu que la teinte rouge, signal de danger,  décourage les prédateurs capables de percevoir les couleurs.

     

    L'écaille chinée

        Une écaille chinée s'est posée sur une vieille poutre. La couleur et les rayures des ailes postérieures constituent un camouflage efficace. Lorsqu'elle s'envole, on remarquera surtout le rouge des ailes postérieures habituellement cachées au repos.   

    L'écaille chinée

         

        Avec une seule génération par an, l'écaille chinée est une espèce dite univoltine. Les adultes se reproduisent en août. Les œufs donnent naissance à des chenilles noires qui hibernent avant d'achever leur développement au printemps suivant.  Leur nourriture est constituée de toutes sortes de plantes herbacées ou ligneuses. Avant la métamorphose elles auront changé d'apparence: corps gris avec verrues oranges portant une touffe de soies de la même teinte, des taches claires formant une ligne sur le dos et des loupes blanches cernées de noir  sur le bas des flancs.

           Au dernier stade de leur développement, les chenilles se tissent un cocon constitué d'un voile léger en général sous des feuilles mortes. Les imagos apparaissent à partir de la mi-mai. 

    L'écaille chinée Une seule génération de chenille peut s'observer pendant l'année.

    L'écaille chinée   Une écaille chinée s'est posée dans un arbuste. L'auriez vous remarquée? 

    L'écaille chinée

     Comme pour le zèbre, on peut se poser la question de savoir si l'écaille chinée est noire avec des raies blanches ou blanche avec des raies noires !

     RepèresL'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)

     

     

    Taille: 21 à 29 mm

                                            Pas de dimorphisme sexuel

     

     

    L'écaille chinée apprécie l'eupatoire à feuille   de  chanvre

     

     

     

     

     

     

    L'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)

         L'écaille chinée peut être confondue avec d'autres écailles dont les motifs qui ornent les ailes sont cependant différents. Généralement, les ailes sont sombres rayées de bandes claires blanches ou jaune pâle. Chez certains individus une mutation provoque une variation de couleur des ailes postérieures, normalement rouges,  qui apparaissent alors jaunes.

     

      En savoir plus

     Musée d'Histoire Naturelle:   L'écaille chinée 

     Wikipédia:   Euplagia quadripunctaria

     Société d'Histoire Naturelle d'Autunécaille chinée

     Crédit photos et photomontage  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2023

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  •      Sur une feuille de ronce, une mouche au long nez attend, immobile. Cet étrange insecte est une panorpe plus communément appelée mouche scorpion.

          L'appellation de mouche-scorpion est liée au fait que l'extrémité de l’abdomen des mâles de ces espèces leur donne un aspect de scorpion. Scorpion bien inoffensif puisqu'il ne s'agit pas d'un aiguillon venimeux mais d'un organe de copulation.

    Le panorpe

     

        Drôle de mouche, donc,  qui n'est pas un diptère et encore moins un scorpion mais qui appartient à l'ordre des insectes mécoptères (étymologiquement groupe des "longues ailes"). Quelle différence me direz-vous en dehors de l'aspect des ailes? Pour être simple, un caractère bien distinct et facile à repérer: les mécoptères sont dotés de deux paires d'ailes,  les  diptères d'une seule (la deuxième paire d'ailes est transformée en organes de l'équilibre: les balanciers).

            En contrepartie, la distinction entre les sept espèces du genre Panorpa, elle, s'avère délicate. Raison pour laquelle, par prudence,  j'ai  évité d'indiquer un nom scientifique dans le titre et dans les légendes des photos qui suivent.  Il est très probable tout de même que les spécimens photographiés ici appartiennent à l'espèce Panorpa communis.

        Le tableau ci-dessous vous donnera une petite idée du problème de la détermination, comme c'est souvent le cas chez les insectes !

    La panorpe

     

    La panorpe

    La panorpe n'aurait-elle pas un petit air de Jar Jar Binks ?

      Il faut avoir le regard bien exercé pour repérer ce curieux insecte qui  fréquente les endroits ombragés et humides. Il se nourrit de petits insectes mais aussi de fruits abimés et n'hésite pas à s'inviter à la table des araignées, de l'argiope en particulier.  Au même titre que les cleptoparasites des genres  DesmometopaPhyllomyza ou Neophyllomyza le terrible arachnide semble faire preuve d'une mansuétude inhabituelle vis à vis de notre héros du jour. Mais leur relation tient peut-être plus de l'échange de services rendus: un peu de nourriture pour le mécoptère  qui nettoie ainsi la toile des restes du festin de l'ogresse.

    Le panorpe

     Trouvez la panorpe !

    Le panorpe

     Difficile de confondre la panorpe au long nez avec un autre insecte.

     Le panorpe

     

        

    La panorpe

      Panorpe femelle à gauche et mâle à droite. Seule l'extrémité de l'abdomen du mâle est doté de ce curieux appendice lui donnant l'allure d'un scorpion.

    La panorpe

     

    Le panorpe

      Une  femelle de panorpe parasitée par un acarien.

    Le panorpe

     La panorpe se nourrit de cadavres d'insectes et de fruits abimés.

    Le panorpe

     

    Le panorpe

     

    La panorpe
     La gourmandise met parfois la panorpe en situation délicate: ici, un mâle s'est un peu empêtré dans les fils gluant de la toile d'une argiope. Il finira tout de même par s'échapper du piège.

    La panorpe

     

     

     Ces petits diptères cleptoparasites semblent encore plus téméraires que les panorpes en se nourrissant sans gêne "dans l'assiette" de l'argiope.

     Repères

    La panorpe

     Crédit photos et photomontage  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2023

     

                  

     


     


     

     

     

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  •  Un premier article traitait ici des lycénidés en s’intéressant plus particulièrement au cuivré.

     

          En marchant dans les herbes sèches, je dérange  un petit papillon brun qui  s'enfuit, puis se pose un plus loin après avoir voleté ici et là quelques instants. Avec lui, pas de beauté tapageuse. Si les machaons et autres flambés attirent immédiatement le regard et l'admiration de tout un chacun, ce petit citoyen a de grande chance de passer inaperçu pour la plupart d'entre nous. Sans doute, sa taille n'est-elle pas étrangère à ce constat. C'est en me penchant un peu que je découvre cette beauté discrète.  Un petit bijou volant connu sous le nom d'argus brun ou, plus poétique, de collier de corail. Cette dernière appellation faisant sans doute référence au décor orangé de ses ailes.

    Le collier de corail

     Le collier de corail  est un joli papillon qui habite peut-être votre jardin. Si vous n'êtes pas lépidoptériste, il est fort probable, que vous ne l'ayez jamais remarqué. A hauteur d'homme, rien ne le distingue de n'importe quel petit papillon brun... sans intérêt particulier! Ce n'est qu'en s'approchant un peu de lui qu'il révèle sa beauté discrète. 

            Les deux sexes ne se différencient que par de subtiles différences. Les taches oranges qui ornent les ailes sont en général plus larges chez les mâles. Tous deux apprécient les fleurs d'origan et les composées ou astéracées.

    Le collier de corail Mâle ou femelle ? Les deux sexes se ressemblent beaucoup et les différences sont subtiles. En fait, les taches oranges sur le bord de l"aile sont souvent moins épaisses chez le mâle (à fauche) que chez la femelle (à droite).

    Le collier de corail

     Le collier de corail se tient souvent avec les ailes repliées. Difficile donc de déterminer le sexe de l'individu observé, mâle et femelle arborant les mêmes motifs sur la face inférieure des ailes.  

    Le collier de corail

      Un couple de colliers de corail s'est installé à l’extrémité d'une herbe sèche.

    Le collier de corail

       L'argus brun apprécie particulièrement les fleurs d'origan. Une plante à cultiver si vous ne l'avez pas encore aperçu  dans votre jardin.

         Le collier de corail (Aricia agestis) est difficilement distinguable de son proche cousin l'argus de l'hélianthème (Aricia artaxerces). La variabilité intraspécifique n'arrange pas les choses. Le seul vrai critère pour les non spécialistes (dont je fais partie, inutile de se sentir trop seul) est son aire de répartition: Aricia artaxerces se rencontre essentiellement dans le Haut-Jura et les Alpes du Sud. L'illustration proposée permettra de se faire une idée de la difficulté de l'exercice sachant que les motifs du dessous des ailes postérieures présentent des variations individuelles chez les deux espèces.

              Pour faire bref, la confusion entre agestis et artaxerces n'est pas en soi scandaleuse dans l'aire de répartition de ce dernier.

    Le collier de corail (Aricia agestis)

     

    Comparaison des deux espèces: A. agestis et A. artaxerces. Pour le moins, la différence n'est pas flagrante!   

    Le collier de corail

         Une femelle de collier de corail s'est posée sur un pois de senteur.  

    Le collier de corail

      Pour saisir un cliché d'elle ailes ouvertes, il faut faire vite. Cela ne durera qu'un bref instant.

    Le collier de corail

     

         Les chenilles se nourrissent de diverses plantes herbacées parmi lesquelles des légumineuses , le lotier corniculé et les géraniums. Elles vivent parfois en association avec des fourmis des genres lasius et myrmeca. Un organe dorsal secrète un liquide sucré qu'absorbe les fourmis. En échange, les fourmis assurent leur protection.

    Le collier de corail    Une fourmi curieuse vient taquiner notre papillon. Peut-être se souvient-elle de son association avec une chenille de la même espèce? Mais plus d'organe sécréteur de "nectar" sur un imago !

     

      

     

     

     Repères

    Envergure 23 à 25 mm

    Dimorphisme sexuel léger: subtile différence de coloration avec des rangées de taches oranges moins épaisses chez les mâles.

    Espèces proches: L'argus de l'hélianthème (Aricia Artaxerxes) .

     

    Le collier de corail (Aricia agestis)

     

     En savoir plus

            Relation des lycénidés avec les fourmis :

            Wikipédia  Chenilles myrmécophiles, chenilles myrmécophages

                 

    Vidéo de  © Filming VarWild

     

    Crédit photos et photomontage  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2023

    Comparaison A. agestis (bas gauche) et A. artaxerces (droite) d'après photos Wikipédia

    Cotesia d'après lucidcentral.org

    Myrmeca rubra d'après photo insectera

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  •        Voilà un petit citoyen que peu de monde connait en dehors des amateurs d'entomologie.  Il faut dire que le gaillard porte un costume homochrome dont les taches claires imitent les jeux de lumière des sous-bois qu'il fréquente. Et ce n'est pas sa taille, quelques centimètres, qui risque de trahir sa présence. Pourtant, quand on connait la bestiole, il n'est pas compliqué de l'observer plus précisément.

             Les mâles se perchent sur un support bas ou au sol dans une tache de lumière. Une concurrence sévère s'exerce chez ces messieurs qui se disputent  la meilleure place au soleil ! Dérangés, ils reviennent rapidement là où l'observateur les avait trouvés, prêts à en découdre avec un éventuel intrus. Les femelles plus vagabondes vont et viennent ici et là et semblent parcourir de longues distances.

                 Le nom tircis ferait référence à Thirsis, le poète du septième églogue des "Bucoliques" de Virgile . Rapport un peu énigmatique, à vrai dire.

                 Trois formes d'individus coexistent sur la plus grande partie du territoire: à l'origine, une sous-espèce foncée (P.A.Tircis),  plutôt répartie dans la moitié nord de la France, une sous-espèce plus claire et plus orangée inféodée aux régions méditerranéennes (P.A. aegeria)  et une forme intermédiaire.

                  Deux à trois générations se succèdent entre avril et octobre. Une partie de la dernière génération hiberne sous la forme de chrysalide et se nymphose au printemps.

                    Les œufs sont pondus sur les plantes hôtes des chenilles: nombreuses  graminées ou poacées.

    Le tircis (Pararge aegeria)

    Auriez vous remarqué  le discret tircis dans cette tache de lumière sous un vieux sureau?

    Le tircis (Pararge aegeria)

     

    Le tircis (Pararge aegeria)

     Les tircis se rencontrent dans les sous-bois clairs parsemés de taches lumineuses.

    Le tircis (Pararge aegeria) Les mâles de tircis se disputent la meilleure place au soleil et chassent avec force les éventuels intrus.

    Le tircis (Pararge aegeria)

     

    Le tircis (Pararge aegeria)

     Les mâles de tircis surveillent leur territoire perchés sur un petit promontoire, ici une feuille de cornouiller.

    Le tircis (Pararge aegeria)

     Mâle de tircis sur une feuille de frêne.

    Le tircis (Pararge aegeria)

     Les individus les plus âgés se reconnaissent à l'état de leurs ailes qui se dégraadent avec le temps.

    Le tircis (Pararge aegeria)

    Tircis sur une feuille d'iris

     

     

     Repères

           Sexes semblables. Facile à déterminer de par sa couleur et son biotope. Les trois formes Tircis, Aegeria et intermédiaire plus délicates à définir (voir planche ci-dessous).

           Envergure: 37-44 mm

           Les chenilles se nourrissent de diverses graminées (poacées) 

     

    Le tircis (Pararge aegeria)

     

     

     

    Espèces proches

    Le tircis (Pararge aegeria)

     

     En savoir plus

      SHNA Observatoire de la faune de BourgogneLe tircis pararge

       E.N.S. Lyon ressources biodiversité 2012 

       Futura Sciences

     

     Source bibilographique: 

                 "Guide des papillons de France" par J.P. Moussus, T. Lorin, A. Cooper    Delachaux et Niestlé éd.

     

    Crédit photos et photomontage  © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2023

    Apechthis quadridentata. d'après  Lars Thomas in Naturbasen
    Protapanteles incertus  d'après ? in  waarneming.nl
    Mégère: d'après photo de Lionel Taurand. et Gorgone d'après photo de  Philippe Mothiron in  Lepinet
    Satyre  d'après photo de Bruno Dauget

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