• Looduskalender live

     

    L'aigle criard 2020

    Webcams live, en ce moment : Hollande, Estonie, USA, Angleterre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     L'aigle pomarin 2020

     Webcams live, en ce moment : Hollande, Estonie, USA, Angleterre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Le balbuzard pêcheur

     Webcams live, en ce moment : Hollande, Estonie, USA, Angleterre

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo!

    votre commentaire
  • Webcams en Hollande

     

    Looduskalender live

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo!

    votre commentaire
  •        Aujourd'hui, pour changer, nous allons nous intéresser aux végétaux, en l’occurrence à un vieux sureau, un arbre qui produit à la fin de l'été  multiples petites baies noires très appréciées des oiseaux et avec lesquelles on peut faire de délicieuses confitures quand lesdits oiseaux ont l'amabilité de nous en laisser quelques unes.

    Tout d'abord, un petit rappel de botanique sommaire. Un arbre, comme tous les autres végétaux supérieurs, est constitué de trois types d'organes: des racines, des tiges et des feuilles. Les tiges forment la partie principale de son organisme, les feuilles le nourrissent par photosynthèse*.  Les racines, sont, elles,  des organes souterrains destinés à ancrer l'arbre solidement d'une part, d'autre part à prélever de l'eau et des minéraux dissous dans le sol.

    Un vieux pot de fleur vivant

     Jeune frêne et jeune érable. Les feuilles et les racines présentent une grande surface d'échanges avec l'air (captation de la lumière et du CO2 indispensables à la photosynthèse *) et  le sol (eau et sels minéraux).

      A priori, le sureau est un arbre et, de ce fait, répond à ces caractéristiques. Vous vous demandez sans doute pourquoi ce petit détour pédagogique. Patience. J'y arrive.

          Je reviens à mon vieux sureau au fond du jardin. Comme l'intérieur de l'arbre se creuse, je me décide à réaliser le projet, ancien déjà, de transformer ce vénérable ancêtre en abri pour cavernicole: mésange, sittelle, rouge-queue et plus si affinité.

             Pour cela, il faut vider la cavité. Armé de quelques outils, je creuse un trou circulaire, entrée future du nichoir naturel qui, pour l'heure, me permet d'évacuer plus facilement ce qui remplit encore l'arbre creux. Mais, très rapidement, une première surprise m'attend.  Ce n'est pas du bois pourri que je trouve à l'intérieur de mon sureau mais un véritable terreau. Deuxième surprise, je m'aperçois que l'arbre a produit des racines qui plongent dans ce terreau à l'intérieur du tronc . Elles alimentent des branches feuillées récentes et vigoureuses. A l'appareil racinaire souterrain le vieux malin a rajouté un appareil racinaire adventif à l'intérieur de son propre tronc devenu un vieux pot de fleur dans lequel il récupère une partie de la matière morte qui le constituait...

    Le vieux sureau

     Le tronc du vieux sureau présente une ouverture vers le haut qui favorise l'humidification et la décomposition de l'intérieur de l'arbre.

    Un vieux pot de fleur...

     

    Un vieux pot de fleur...

     

    Un vieux pot de fleur...

       A l'intérieur du sureau,  du terreau dans lequel l'arbre plonge des racines internes qui alimentent des rameaux jeunes et feuillés. 

       En fait, ce phénomène est courant en milieu tropical et a fait l'objet d'études scientifiques. Il concerne des essences dont le cœur est tendre ("moelle") et facilement dégradable et des individus possédant une cavité ouverte vers le haut assurant une humidification abondante de l'intérieur de l'arbre.  Ce processus est plus rare et plus lent en milieu tempéré car il est favorisé par une humidité importante et une température élevée, des conditions climatiques habituelles en milieu tropical.

    * Photosynthèse: processus biologique qui permet aux plantes de fabriquer la matière organique (matière carbonée) qui constitue ses organes à partir d'une source d'énergie: la lumière et d'une source de matière, l'eau et les minéraux du sol captés par les racines et le dioxyde de carbone atmosphérique capté par les feuilles. 

     

    En savoir plus

         LA PHOTOSYNTHESE: WIKIPEDIA

           UN SYSTEME RACINAIRE ADVENTIF DANS UN TRONC CREUX D’EPERUA FALCATA   par H. de FORESTA et F. KAHN  1984 

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2020 

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo!

    votre commentaire
  •  Avant qu'on ne l'aperçoive, on l'a déjà repérée: en couple ou, plus rarement,  en petite troupe, elle s'agite, se chamaille avec ses congénères avec force bruit: claquements et caquètements. Cagoule noire, gilet blanc et veste sombre aux reflets irisés, c'est la pie.

          Même en étant néophyte, difficile de confondre cet oiseau là avec un autre, sauf à souffrir d'agnosie visuelle, être très myope ou le faire exprès.

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

     

           Bien qu'elle soit l'une des espèces les plus familières en milieu urbain, la pie, comme la corneille noire et les autres corvidés, reste méfiante à la campagne et, en général, ne se laisse observer que de loin. L'admirer de près dans son élégant costume noir et blanc reste un privilège. Bien présente dans l'imaginaire populaire, la pie peut être considérée comme un célèbre inconnu dont le comportement n'a vraiment été étudié qu'à partir des années 80. 

    La pie bavarde (pica pica)


     

              Côté préférences alimentaires, c'est une nettoyeuse de petits cadavres et une consommatrice de fruits et de baies. Côté obscur, elle a une fâcheuse tendance à dévorer œufs et nichées d'autres oiseaux, certains couples écumant systématiquement les buissons aux alentours de leur nid. En cela pourtant,  elle n'a pas l'exclusivité, puisque geais, corneilles et même le si sympathique et mignon écureuil s'adonnent aux mêmes méfaits, sans parler des dégâts occasionnés par les chats (pour ces derniers, l'impact de prédation est difficile à évaluer mais on peut prévoir qu'il est important).

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

     La corneille noire et le geai pillent volontiers le nid des autres oiseaux, celui de la pie aussi parfois.

    On se gardera de juger négativement tous ces honnêtes pirates qui contribuent ainsi à l'équilibre des populations de petits passereaux. Ajoutons à cela la curiosité naturelle de la pie qui la pousse à garnir son nid d’objets hétéroclites et son attirance pour les objets brillants qui lui a valu une réputation de voleuse1 en plus de « nuisible » avéré, justifiant la persécution qu’elle a subi dans les campagnes.

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)


          A l’inverse, certains amateurs d'oiseaux l'élèvent. Elle se montre alors aussi intelligente qu'attachante, suivant partout son maitre. 


    C'est au sommet d'un grand arbre que la pie construit un nid volumineux muni d'un toit et d'une entrée latérale. De loin on pourrait le prendre pour une boule de gui. A partir d'avril, elle y pond 4 à 8 œufs.

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

        Ici, une pie a installé son nid au sommet d'un châtaignier. 

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

     En pleine lumière, les rémiges et les rectrices de la pie ont de beaux reflets irisés. 

    La pie bavarde (pica pica)

     La pie gourmande accepte volontiers les appâts offerts par l'observateur. Reliefs de repas, déchets de viande, miettes de pain ou de gâteau, tout fait ventre. L'occasion de la voir de près à condition de rester très discret.

    La pie bavarde (pica pica)

     

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

    Si vous ne l'avez pas encore vue, elle vous a déjà repéré, prête à s'envoler.

     

    La pie ne chante pas. Comme les autres corvidés, elle émet des cris peu mélodieux. Ci-dessous le chant agréable du merle se mêle aux jacassements de la pie.

     

     

     Quelques repères

    Longueur: 44-56 cm (dont queue 20-30 cm)  Poids: 190-250 g 

    Dimorphisme sexuel peu marqué: les mâles sont légèrement plus grands que les femelles.

    Portraits d'oiseaux (9): La pie bavarde (pica pica)

     

     

     

    En savoir plus : Pie bavarde Wikipédia

     

     

     

     1. Le compositeur italien J.Rossini est l'auteur d'un opéra en deux actes "La pie voleuse" ("La gazza ladra" créé en 1817 à la Scala) dans lequel la malheureuse Ninetta est accusée du vol d'une cuillère en argent dérobée...par une pie !

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2020 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo!

    votre commentaire
  • Les faucons de Nottingham 

    Webcams live, en ce moment : Hollande, Estonie, USA.

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo!

    votre commentaire