•  "Photdessin": les oiseaux du pommier. 

    Saurez vous reconnaitre les espèces représentées sur cette image?

     

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

              

            

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  •    Au milieu du pré, un oiseau sautille et fouille la terre avec son bec à la recherche de petits invertébrés.Œil blanc, dos vert, croupion jaune fluo, dessous jaune pâle, masque noir de Zorro et casquette rouge: c'est le pic vert.

        Les deux sexes possèdent une moustache noire, mais chez Monsieur, les couleurs sont plus contrastées  et la moustache est ornée de rouge. Les juvéniles sont plus unis avec des taches claires sur le dos et les ailes, tandis que les parties claire de la tête et le ventre sont rayées.

          Contrairement à d'autres pics, le pic vert cherche souvent sa nourriture au sol et plus rarement sur les arbres. Il  se nourrit ainsi de petits invertébrés, en particulier de fourmis.

      Le pic vert (picus viridis)

     Chez les pics verts, Monsieur arbore moustache noire ornée de rouge, Madame se contentant d'une moustache entièrement noire.

    Le pic vert

     Le pic vert cherche le plus souvent sa nourriture au sol. Il y capture des fourmis et des petits invertébrés.

    Le pic vert

     

    Le pic vert (picus viridis)

     

    Le pic vert

     

          Après avoir éventré une fourmilière, ce jeune pic vert absorbe sans peine fourmis  œufs et  couvain de la colonie grâce à sa langue télescopique. Les soldats qui courent sur son corps opposent une résistance dérisoire à un ennemi bien trop gros pour eux.

          Peut-être même, ironie du sort,  lui rendent-ils service en nettoyant son plumage avec l'acide formique qu'ils produisent ! 

    Le pic vert

     

    Le pic vert

     

    Le pic vert (picus viridis)

     

          Parmi les adaptations des pics et en particulier du pic vert, on notera non pas un mais deux doigts placés en arrière du pied et des rectrices très dures qui permettent un appui solide sur les troncs et font de ces animaux des grimpeurs habiles.

           Une autre caractéristique remarquable de ces oiseaux est la capacité à projeter loin en avant une langue qui apparait beaucoup plus longue que son bec. C'est un outil extrêmement efficace pour explorer les interstices du sol et saisir des petites proies inaccessibles à d'autres espèces insectivores. On peut évidemment et légitimement se poser la question de savoir où notre oiseau loge  pareil organe.

              Le dessin ci--dessous donne la réponse: la langue est le prolongement d'un ensemble anatomique, l'appareil hyoïdien,  qui s'enroule autour de la tête de l'oiseau. En se contractant, le muscle génio-hyoïdien se raccourcit et projette la langue vers l'avant, l'ensemble atteignant alors une dizaine de centimètres chez le pic vert !  

    Le pic vert (picus viridis)

     

     

    Le pic vert (picus viridis)

    (en savoir plus cliquez ici) 

     

    Quelques repaires pour identifier le pic vertLe pic vert (picus viridis)

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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            La première édition du festival du film documentaire entomologique de l'Oise s'est déroulée le 12 novembre dernier. Voilà une bonne nouvelle pour les amateurs d'insectes et de macrophotographie.

              Chez Loxiafilms, on aime les petites bêtes et, en particulier, les insectes. Voilà un festival animalier original qui fait la part belle au peuple de l'herbe que le grand public avait pu découvrir avec le film événement "Microcosmos" de nos amis Claude Nuridsany et Marie Pérennou, film qui a inspiré de nombreux ciné-vidéastes et, en particulier, un auteur de Loxia, Paul Giboureau, ami trop tôt disparu.

    Un nouveau festival animalier: le festival de films entomologique de l'oise

     

     

    On souhaite évidemment le meilleur pour l'avenir de cette manifestation à laquelle  ont participé Loxia et les amis de Loxia cette année avec la version courte d' "Annabelle grand paon de nuit" et la présence de Patrick Bodu et Jean-Pierre Bertrand  venus présenter leur petit bijou " La litière forestière".

           

           Philoxia 

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  •      Un premier article présentait le petit paon de nuit (Saturnia pavonia). On proposera ici de le remplacer et de le compléter avec un petit zoom sur le développement d'un papillon dit nocturne dont les périodes d'activité des mâles sont en fait diurnes !

          L'imago du petit paon de nuit ne vit que quelques jours, sans se nourrir (comme son cousin, le grand paon de nuit il n'a pas la capacité de s'alimenter et vit sur ses réserves), avec pour unique objectif se reproduire. 

    Comme l'indique son nom le petit paon de nuit est beaucoup moins grand que le grand paon de nuit (Saturnia Pyri) : respectivement 28 à 40 mm pour pavonia et 60 à 72 mm pour pyri. D'autre part, l'espèce présente un dimorphisme sexuel qui n'existe pas chez le grand paon. Le mâle est plus coloré et plus contrasté, les ailes postérieures présentant même une jolie teinte rousse. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

    Dimorphisme sexuel chez S. pavonia:  le mâle (à gauche) est plus coloré que la femelle (à droite).

         Les œufs issus de l'accouplement donnent de minuscules chenilles  noires mesurant quelques millimètres. Contrairement à leurs cousines grand paon, elles restent quelques temps grégaires non loin de leur lieu de naissance.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

         Peu de différences entre les stades L1 et L2. Mais à la deuxième mue, les chenilles au stade L3 sont devenues plus grandes et ont changé de couleur : sur la robe noire uniforme apparaissent des motifs bruns oranges.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

     Au stade L4, les larves ont complétement changé d'aspect. L'habit sombre est devenu vert clair, rayé d'anneaux noirs plus ou moins complets et épais. La photo ci-dessous représente une femelle au stade L4  qui gardera jusqu'à la mue nymphale une robe vert clair pratiquement uniforme.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

       La plante nourricière associée fréquemment au petit paon de nuit est la bruyère. Mais on peut trouver les chenilles aussi bien sur la ronce que l'aubépine ou des végétaux tels que la salicaire ou la reine des prés. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

     Cette chenille mâle  avec ses anneaux noirs bien marqués présente une coloration plus caractéristique de l'espèce. Le spécimen photographié au stade L5 termine sa quatrième mue. La tête vert tendre deviendra plus terne lorsque la cuticule aura durci.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     Quand la chenille émerge de sa mue, sa cuticule, tendre, est de couleur vert clair.

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     Quelques heures plus tard, la cuticule durcie prend une teinte plus sombre. 

        On repère assez facilement le moment ou la chenille va muer: la tête a pris un aspect inhabituel car la cuticule s'est décollée. La chenille se fixe tête pendante sur un support. Elle peut rester ainsi immobile pendant deux ou trois jours, sans se nourrir. 

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

          Au moment de la mue proprement dite, la  chenille s'extrait de l'ancienne cuticule entièrement décollée  par des mouvements répétés de contraction et d'allongement  du corps, aidée par un liquide lubrifiant qui recouvre la nouvelle peau. La larve abandonnera la mue sans la manger (contrairement à certaines espèces comme le machaon).  

    Le petit paon de nuit (2) Développement

     

          Arrivée à maturité, la chenille du petit paon s'enferme dans un cocon  guère plus petit que celui du grand paon mais dont la différence réside surtout dans la forme en poire et l'aspect bien lisse de l'ouvrage, allongé et "chevelu" chez  saturnia pyri. C'est au mois de mars qu'émergeront les adultes de petits paons de nuit.

    Le petit paon de nuit (2) Développement
     Comparaison des cocons de grands paons et de de petits paons de nuit

     

           Chez les deux espèces, les mâles présentent des antennes développées. Elles portent des milliers de récepteurs spécifiques  aux phéromones émises par les femelles (photo de  droite). Un système si efficace que les mâles peuvent retrouver une femelle distante de plusieurs kilomètres.

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

             Petit paon de nuit mâle              Grand paon de nuit mâle                           Grand paon de nuit  femelle 

     

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

           Femelles et mâles des deux espèces pour comparaison (proportions non respectées pour la femelle de petit paon de nuit)

            Les ailes des paons de nuit, grands et petits, sont ornées d"yeux",  qui ressemblent aux motifs que l'on observe sur les plumes de paon. 

    Le petit paon de nuit (pavonia pavonia)

     
               

    Les "yeux" pourraient avoir pour fonction de décourager un éventuel prédateur confondant les motifs des ailes avec les yeux d'un animal beaucoup plus gros. Les "yeux" des paons de nuit permettraient-ils à l'animal de paraitre plus gros qu'il n'est en réalité?    

    Le petit paon de nuit (Saturnia pavonia)

                         Petit montage photo pour comparer le visage  de deux citoyens bien connus et le motif dessiné par les ailes de notre papillon.

     

    Résumé en images du développement du petit paon de nuit  

    Le petit paon de nuit (Saturnia pavonia)

     Stade larvaire (1,2,3):    Durant les 2 premières étapes L1 et L2 (1),  les chenilles de S. pavonia sont de couleur noire. Au stade L3 (2) , les chenilles des deux sexes changent de couleur: noir alternant avec de larges taches jaunes ou brunes - oranges. Au stade L4 et L5 (3), les chenilles prennent un aspect caractéristique avec une robe verte rayée de bandes noires plus ou moins larges. A noter que, parfois, la chenille apparait comme presque entièrement verte avec des bandes noires très réduite (en général des femelles, semble-t-il).  

    Stade nymphal : cocon pyriforme (4)

    Imagos : Mâle(5) porteur d'antennes pectinées (7)  Femelle (6) de même taille mais de coloration différente portant des antennes fines.

     

     Pour en savoir plus :           "le petit paon de nuit" par André Lequet

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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        Sur une pierre ou un mur bien exposé, le lézard des murailles (Podarcis muralis), le plus commun de nos lézards, se chauffe au soleil. La couleur de son corps le rend homochrome et comme il reste parfaitement immobile, on passerait à côté de lui sans le remarquer si le moindre mouvement suspect de l'observateur devenu trop proche ne le faisait fuir.

            Comme les autres reptiles, le lézard régule mal sa température interne: lorsqu'il fait trop froid, il tombe en léthargie, incapable de mouvement. Lorsque la température ambiante s'élève, il devient actif. Mais si la chaleur devient trop élevée, il est incapable de lutter contre l'élévation de sa température interne. Alors il se réfugie à l'ombre avant de reprendre son poste là où il l'avait abandonné. Les allers et retours entre l'ombre et le soleil compensent ce que ne peut réaliser sa physiologie: la stabilité de sa température interne. Cette observation permet d'en déduire que le qualificatif d'animal à sang froid attribué aux reptiles n'est pas pertinent, celui d'animal à température variable semblant beaucoup mieux adapté à la réalité.

             Pour échapper à ses ennemis il sacrifie parfois sa queue: tandis que le leurre qui s'agite distrait l'agresseur, il s'enfuit et se met à l'abri. La partie perdue est régénérée. Dépourvue d'écailles, elle prend alors un aspect un peu différent du reste du corps. (photo1).

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les photos proposées ici montrent assez bien l'homochromie du lézard des murailles. La coloration qui varie  beaucoup d'un individu à l'autre ne change pas en fonction du milieu.  

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

    Les lézards

     

        Comparaison de trois lézards communs. Lézard des murailles et lézard vert appartiennent tous deux à la famille des lacertidae et présentent des similitudes morphologiques: un tympan noir, un "museau" plus allongé (rostre plus pointu, ensemble frontal-nasal plat) ,  et une arcade sus-orbitale  plus marquée que chez l'orvet (famille des anguidés) dont la tête présente un aspect plus arrondi (ensemble frontal-nasal légèrement bombé). 

    Les lézards: le lezard des murailles  (Podarcis muralis)  (1)

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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