•    Le détourage permet de mettre en valeur les caractéristiques du sujet photographié en l'isolant du fond. Ce petit exercice fastidieux permet d'obtenir des résultats sympathiques.

        Ci-dessous, une première série sur le développement du paon de jour à partir de photos traitées façon dessin (voir précédents articles "carte blanche" et "carte noire").

    Petites bêtes en phodessins: le paon de jour

     

           Avant leur métamorphose, les papillons passent par cinq stades larvaires notés L. Ici, 3 stades sont représentés:

    1. Chenille L1    

    2. Chenille L3 avant mue     

    3. Chenille L5

         Les petites chenilles du paon du jour (Inachis io) deviennent gris bleu, puis se parent, dans les derniers stades, d'une robe noire constellée de petits points blancs.

        Avant la mue nymphale, la chenille au stade L5 se suspend à un support sur lequel elle sera fixée jusqu'à la mue imaginale.

    4. Juste après la mue nymphale, la jeune chrysalide, encore molle, est de couleur vert tendre.

    5. En se durcissant, elle devient jaune pâle.

    6. Dans les jours qui précèdent la mue imaginale, le papillon adulte devient visible à travers la paroi amincie de la chrysalide.

    7. et 8. Mue imaginale: l'imago (insecte adulte) s'extrait de la chrysalide. Ses ailes sont froissées. Il reste parfaitement immobile afin que la pression de  l'hémolymphe (le sang des insectes) développe harmonieusement sa voilure.

        Si le papillon ne dispose pas de suffisamment d'espace, les ailes restent froissées. Il ne peut plus voler et devient rapidement la proie facile d'un chasseur d'insectes, un oiseau, par exemple.

    8. Quelques heures après la sortie de la chrysalide, le papillon s'envole.

     De nombreux insectes, en sortant de l’œuf, ont une apparence très différente de leurs parents. Les lépidoptères ou papillons, font partie de ces animaux qualifié d'holométaboles, c'est à dire d'animaux subissant une transformation ou métamorphose complète.

       Les papillons, de ce point de vue, sont remarquables, tant les chenilles paraissent différentes des adultes ou imagos.

       Cela signifie que les chenilles représentent le stade larvaire du développement du papillon. Ce stade larvaire lui-même se déroule en cinq étapes séparées chaque fois par une mue, c'est à dire un changement de cuticule (la "peau" des insectes). Cette cuticule qui recouvre le corps des insectes est rigide, elle constitue un squelette externe. La croissance ne peut donc se réaliser qu'en changeant cette carapace qui empêche l'expansion du corps de l'animal. La cuticule des chenilles est relativement souple mais ne peut se distendre indéfiniment. La mue est donc provoquée quand la croissance du corps atteint la limite de la capacité d'expansion de cette cuticule.

      Le stade larvaire est suivi de la nymphose: durant cette étape, la larve (chenille pour les papillons) devient une nymphe. Lorsque la nymphe ou chrysalide apparait (photos 4,5), on est surpris par sa forme qui n'est ni celle d'un papillon ni celle d'une chenille. En fait, la chrysalide va subir une transformation complète : les tissus larvaires sont totalement digérés et des structures cellulaires, les disques imaginaux*, reconstruisent entièrement l'animal. 

     

    *En savoir plus:  disques imaginaux  (J Royet - ‎1998  INSERM)

                                       le paon du jour   par André Lequet 

     

    Crédit photos et photomontage: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  •  Dans cette nouvelle rubrique je propose surtout des images et moins de texte. Je ne m’intéresserai pas à des espèces exceptionnelles mais, comme d'habitude, je publierai des images d'animaux communs dont on finirait presque par oublier la beauté. 

                Dans ce premier numéro, le geai, bien connu mais pas si facile à approcher. Cette année, une invasion massive de cet oiseau permet de l'observer plus facilement. Profitons en ! 

     

    Le geai dans tous ses états

     

    Le geai dans tous ses états

     

     

    Le geai dans tous ses états

     

     Le geai dans tous ses états

     

    Le geai dans tous ses états

     

    Le geai dans tous ses états

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2020 

     

     

     

     

     

     

     

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  •  "Photdessin": les oiseaux du pommier. 

    Saurez vous reconnaitre les espèces représentées sur cette image?

     

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

              

            

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  •    Au milieu du pré, un oiseau sautille et fouille la terre avec son bec à la recherche de petits invertébrés.Œil blanc, dos vert, croupion jaune fluo, dessous jaune pâle, masque noir de Zorro et casquette rouge: c'est le pic vert.

        Les deux sexes possèdent une moustache noire, mais chez Monsieur, les couleurs sont plus contrastées  et la moustache est ornée de rouge. Les juvéniles sont plus unis avec des taches claires sur le dos et les ailes, tandis que les parties claire de la tête et le ventre sont rayées.

          Contrairement à d'autres pics, le pic vert cherche souvent sa nourriture au sol et plus rarement sur les arbres. Il  se nourrit ainsi de petits invertébrés, en particulier de fourmis.

      Le pic vert (picus viridis)

     Chez les pics verts, Monsieur arbore moustache noire ornée de rouge, Madame se contentant d'une moustache entièrement noire.

    Le pic vert

     Le pic vert cherche le plus souvent sa nourriture au sol. Il y capture des fourmis et des petits invertébrés.

    Le pic vert

     

    Le pic vert (picus viridis)

     

    Le pic vert

     

          Après avoir éventré une fourmilière, ce jeune pic vert absorbe sans peine fourmis  œufs et  couvain de la colonie grâce à sa langue télescopique. Les soldats qui courent sur son corps opposent une résistance dérisoire à un ennemi bien trop gros pour eux.

          Peut-être même, ironie du sort,  lui rendent-ils service en nettoyant son plumage avec l'acide formique qu'ils produisent ! 

    Le pic vert

     

    Le pic vert

     

    Le pic vert (picus viridis)

     

          Parmi les adaptations des pics et en particulier du pic vert, on notera non pas un mais deux doigts placés en arrière du pied et des rectrices très dures qui permettent un appui solide sur les troncs et font de ces animaux des grimpeurs habiles.

           Une autre caractéristique remarquable de ces oiseaux est la capacité à projeter loin en avant une langue qui apparait beaucoup plus longue que son bec. C'est un outil extrêmement efficace pour explorer les interstices du sol et saisir des petites proies inaccessibles à d'autres espèces insectivores. On peut évidemment et légitimement se poser la question de savoir où notre oiseau loge  pareil organe.

              Le dessin ci--dessous donne la réponse: la langue est le prolongement d'un ensemble anatomique, l'appareil hyoïdien,  qui s'enroule autour de la tête de l'oiseau. En se contractant, le muscle génio-hyoïdien se raccourcit et projette la langue vers l'avant, l'ensemble atteignant alors une dizaine de centimètres chez le pic vert !  

    Le pic vert (picus viridis)

     

     

    Le pic vert (picus viridis)

    (en savoir plus cliquez ici) 

     

    Quelques repaires pour identifier le pic vertLe pic vert (picus viridis)

     

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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            La première édition du festival du film documentaire entomologique de l'Oise s'est déroulée le 12 novembre dernier. Voilà une bonne nouvelle pour les amateurs d'insectes et de macrophotographie.

              Chez Loxiafilms, on aime les petites bêtes et, en particulier, les insectes. Voilà un festival animalier original qui fait la part belle au peuple de l'herbe que le grand public avait pu découvrir avec le film événement "Microcosmos" de nos amis Claude Nuridsany et Marie Pérennou, film qui a inspiré de nombreux ciné-vidéastes et, en particulier, un auteur de Loxia, Paul Giboureau, ami trop tôt disparu.

    Un nouveau festival animalier: le festival de films entomologique de l'oise

     

     

    On souhaite évidemment le meilleur pour l'avenir de cette manifestation à laquelle  ont participé Loxia et les amis de Loxia cette année avec la version courte d' "Annabelle grand paon de nuit" et la présence de Patrick Bodu et Jean-Pierre Bertrand  venus présenter leur petit bijou " La litière forestière".

           

           Philoxia 

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