Je notais dans mon premier article sur le demi-deuil
" Môme des années soixante, je me souviens avec précision de ce papillon qui, chaque été, revenait en nombre impressionnant dans mon aire de jeux préférée: les prés communaux. Cette "savane" que je peuplais d'animaux fabuleux par mon imagination était envahie chaque été par l'insecte aux ailes ornées de damiers. Ce n'était pas les quelques individus que l'on revoit, çà et là aujourd'hui mais des centaines de papillons noirs et blancs qui volaient partout. "
Même si, depuis mes jeunes années, mon regard sur ce papillon a changé , cet insecte reste un véritable bonheur pour le ciné-vidéaste que je suis devenu. Je propose dans ce deuxième article qui lui est consacré quelques nouvelles images de meilleure qualité.
On se contentera ici de ne considérer qu'une seule espèce, facile à déterminer, et d'ignorer les cinq sous-espèces galathea, paludosa, procida, pyrenaica et serena. On laissera ces dernières aux bons soins de nos amis lépidoptéristes. D'autant plus que trois espèces très proches peuvent encore être confondues avec notre papillon (voir illustration dans "Repères" ci-dessous). Trois espèces exclusivement méridionales qui ne poseront pas de problème de détermination au nord de la Loire.
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Hôte des milieux herbeux, prairies sèches, landes, pelouses calcaires, lisières de bois et talus ensoleillés il affectionne les zones peuplées d'herbes hautes où il peut se cacher la nuit.
Facile à observer lorsqu'il est en nombre, le demi-deuil est plus difficile à remarquer lorsqu'il est seul. Le damier qui orne ses ailes coupe ses formes et imite le jeu d'ombres et de lumière de l'environnement. Et c'est le plus souvent lorsqu'il s'envole qu'il trahit sa présence. Pourtant l'activité diurne des imagos permet de les observer plus facilement que leurs chenilles. Pour échapper aux prédateurs et plus particulièrement aux oiseaux, elles se nourrissent la nuit. Leur régime alimentaire est constitué de diverses poacées. Pendant la journée, elles ne bougent pas à moins d'être dérangées, protégées par leur homochromie, immobiles, étirées sur une tige herbacée de brome ou autre dactyle. Les chenilles entre en diapause à l'automne avant de se nymphoser.
Cette année, l'espèce semblait bien représentée en juin... jusqu'à la sécheresse. Il y avait bien longtemps que je n'avais observé tant d'individus au même endroit.
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Les imagos du demi-deuil butinent de préférence sur les chardons, les ronces, les scabieuses et les centaurées. Mais, à défaut, on peut les observer sur d'autres espèces, la Grande Aunée (Inula helenium) par exemple.
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Le demi-deuil partage pacifiquement son repas avec d'autres iespèces. Mais les mâles, territoriaux, s'affrontent régulièrement.
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Repères
Envergure: 41-51 mm
Léger dimorphisme sexuel. Sexe semblables Femelle un peu plus brune
Reproduction: Une génération par an. Les femelles laissent tomber les œufs en vol ou depuis un perchoir. Elles sont souvent accompagnées de guêpes parasitoïdes qui attendent la ponte pour accomplir leur forfait. Les chenilles se nourrissent de poacées (graminées) .
Répartition: largement répandu dans toute l'Europe, excepté le Portugal, le sud de l'Espagne et le nord de l'Europe (Irlande, Écosse, Scandinavie).. Présent partout en France.
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Échiquier d'Ibérie d'après Bernard Fransen / Échiquier de Russie d'après Lionel Taurand in Lepinet / Échiquier d'Occitanie d'après Daniel Morel in Lepinet
Sauf mention contraire, crédit photos et montages "phodessins" : © Loxiafilms / Philippe Parolini 2026