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Punaises !(2) Des punaises de toutes les couleurs!

   Voici donc un second volet sur les punaises. Nous avons commencé le mois dernier avec les punaises rouges qui, comme tous les insectes de cette couleur, sont plutôt épargnés par les prédateurs.

   Ce mois ci, un petit tour avec quelques punaises communes. L'objectif  ici, sera surtout de découvrir en images quelques espèces plutôt photogéniques. 

Les punaises rouges

   On recommence avec le rouge et on complète la collection avec une espèce très commune qu'il aurait été coupable d'oublier: le pyrrhocore (Pyrrhocoris apterus) plus connu sous le nom de gendarme ou punaise de feu.                  

Cette punaise est facile  à trouver et à observer.  Des troncs aux murs blancs des maisons, les endroits où on les trouve sont toujours secs et ensoleillés.

A gauche, larve à droite imago (adulte)
Image insolite d'un pyrrhocore visitant la coquille vide d'un œuf d'oiseau

    Il y a fort à parier que beaucoup d'entre nous risquent de confondre le pyrrhocore (Pyrrhocoris apterus) avec la punaise écuyère (lygaeus equestri).

La punaise écuyère (lygaeus equestri ) apprécie les murs blancs. Elle peut être facilement confondue avec le pyrrhocore (Pyrrhocoris apterus)

 

Trois cousines qui se ressemblent. Retrouvez les différences !

 

Des punaises brunes

Sur les feuilles ou dans les herbes, on peut trouver de nombreuses espèces aux couleurs plus discrètes portant parfois des costumes aux motifs variés. Ci-dessous quelques espèces de couleur brune qui passent sûrement plus inaperçues. 

Punaise Corée marginée (Coreus marginatus)
Pentatome méridional (Carpocoris mediterraneus atlanticus) et Punaise des baies (Dolycoris baccarum) en bas.
La punaise des baies est ornée de jolis motifs. Ce spécimen a été photographié dans la Drôme.

Des punaises vertes

      Parmi les plus communes, les punaises vertes. Je vous déconseille de manipuler l'espèce ci-dessous qui est malodorante. Il s'agit de la punaise verte des bois Palomena prasina. Sa défense contre les prédateurs est à la fois active (production de substance malodorante) et passive avec une couleur homochrome qui lui permet de se fondre parfaitement dans le décor. Ce qui montre, au passage, deux stratégies opposées de protection par la couleur: soit une couleur signal bien visible,  soit des couleurs et des motifs qui permettent de se camoufler et de disparaître dans le milieu.

Punaise verte (Palomena prasina)

Le développement des punaises

   Les formes larvaires des punaises ont des formes étonnantes. Dans le premier stade, difficile de faire rapport avec l'adulte. Ci-dessous, une larve de punaise du genre coreus, vraisemblablement de  corée marginée (Coreus marginatus).

Corée marginée (Coreus marginatus) Larve stade I en haut, en bas adulte.

       Ci-dessous, deux stades de développement de la larve d'une punaise verte  Nezara viridula, une espèce qui fait des dégâts dans les cultures de légumineuses (soja, haricots...).

Larve de punaise Nezara viridula (stade II)
Larve de punaise Nezara viridula (stade V)

Les envahisseurs sont là !

         Quelques espèces venues d'autres continents s'adapte très bien à nos latitudes et deviennent même envahissantes pour ne pas dire ravageuses.  C'est le cas la punaise verte précédente Nezara viridula originaire d’Éthiopie, et de la punaises marbrée ou punaise diabolique (Halyomorpha halys) originaire d'Asie qui provoque des dégâts importants dans les cultures.

Punaise diabolique ou punaise marbrée (Halyomorpha halys). 2 spécimens se sont blottis dans l'encoignure d'une fenêtre pour passer l'hiver.

         La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis)  est une jolie punaise originaire d’Amérique du Nord qui va nous apparaitre un peu plus sympathique que les deux espèces précédentes. Elle ne provoque pas de dégâts importants dans les forêts de conifères bien qu'elle se nourrisse des cônes en formation et des graines qu'ils contiennent. D'autre part, elle dégage par saignée réflexe (expulsion d'hémolymphe) une odeur agréable pour se défendre des prédateurs. 

Punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis)

 

        Après tout cela, que ceux qui pensent encore que les punaises sont moches et sans intérêt lèvent la main !

 

 

Sauf mention contraire, crédit photos  et montages "phodessins" : © Loxiafilms / Philippe Parolini 2026@@@

 

Références bibliographiques (Ces ressources couvrent à la fois la systématique, l’écologie, la biologie et la protection des plantes, avec un niveau scientifique élevé)

Péricart, J. (2010). Hémiptères Pentatomoidea euro-méditerranéens. Volume 3 : Podopinae et Asopinae. Faune de France 93. Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles, Paris.

Elder, J.-F. (2017). Les Hétéroptères aquatiques et semi-aquatiques de France : analyse bibliographique commentée. Cahier des Naturalistes, Bulletin des Naturalistes Parisiens, nouvelle série, 52(2) : 25-54.

Della Giustina, W. (2019). Faune de France 100. Les Delphacidae de la faune de France et des pays limitrophes (Hemiptera, Fulgoromorpha). Tome 1 et 2. Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles, Paris.

Chaudonneret, J. (1990). Les pièces buccales des Insectes, thème et variations. Éditions hors série du Bulletin scientifique de Bourgogne.

Articles et actualités scientifiques récentes

Futura-Sciences – Mise à jour 2025 sur les hémiptères

Article grand public mais scientifiquement rigoureux, idéal pour une première approche.

Une synthèse actualisée en 2025 sur la biologie, l’écologie et la diversité des hémiptères, avec des précisions sur leur métamorphose, leur rôle dans les écosystèmes et leur importance économique (ravageurs, vecteurs de maladies, biocontrôle).

Comptes-rendus d’observations naturalistes (2023–2024)

       Plusieurs rapports récents (2023–2024) détaillent des observations de terrain sur les hémiptères en France, notamment lors de sorties naturalistes. Ces documents mentionnent  des données écologiques et des listes d’espèces observées.

 Beaumonts nature en ville – Hémiptères 

Données de terrain récentes et listes d’espèces utiles pour les études locales.

 

Hypp encyclopedie en-protection des plantes Hemipteres

Une fiche synthétique sur la biologie des hémiptères, leurs dégâts aux cultures, leur rôle dans la transmission de virus et les méthodes de lutte, régulièrement mise à jour.


5ᵉ Symposium International sur les interactions plantes-hémiptères (HPIS 2026)

Cet événement, prévu du 6 au 8 juillet 2026 à Montpellier, réunira des spécialistes internationaux pour discuter des dernières recherches sur les hémiptères phytophages, leur rôle comme ravageurs ou vecteurs de pathogènes, et les stratégies de biocontrôle. Le programme inclut des présentations sur la dynamique des populations, les mécanismes d’alimentation et les innovations en gestion intégrée.

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