Voici donc un second volet sur les punaises. Nous avons commencé le mois dernier avec les punaises rouges qui, comme tous les insectes de cette couleur, sont plutôt épargnés par les prédateurs.
Ce mois ci, un petit tour avec quelques punaises communes. L'objectif ici, sera surtout de découvrir en images quelques espèces plutôt photogéniques.
Les punaises rouges
On recommence avec le rouge et on complète la collection avec une espèce très commune qu'il aurait été coupable d'oublier: le pyrrhocore (plus connu sous le nom de gendarme ou punaise de feu.
Cette punaise est facile à trouver et à observer. Des troncs aux murs blancs des maisons, les endroits où on les trouve sont toujours secs et ensoleillés.
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Il y a fort à parier que beaucoup d'entre nous risquent de confondre le pyrrhocore (avec la punaise écuyère (lygaeus equestri).
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Trois cousines qui se ressemblent. Retrouvez les différences !
Des punaises brunes
Sur les feuilles ou dans les herbes, on peut trouver de nombreuses espèces aux couleurs plus discrètes portant parfois des costumes aux motifs variés. Ci-dessous quelques espèces de couleur brune qui passent sûrement plus inaperçues.
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Des punaises vertes
Parmi les plus communes, les punaises vertes. Je vous déconseille de manipuler l'espèce ci-dessous qui est malodorante. Il s'agit de la punaise verte des bois Palomena prasina. Sa défense contre les prédateurs est à la fois active (production de substance malodorante) et passive avec une couleur homochrome qui lui permet de se fondre parfaitement dans le décor. Ce qui montre, au passage, deux stratégies opposées de protection par la couleur: soit une couleur signal bien visible, soit des couleurs et des motifs qui permettent de se camoufler et de disparaître dans le milieu.
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Le développement des punaises
Les formes larvaires des punaises ont des formes étonnantes. Dans le premier stade, difficile de faire rapport avec l'adulte. Ci-dessous, une larve de punaise du genre coreus, vraisemblablement de corée marginée (Coreus marginatus).
Ci-dessous, deux stades de développement de la larve d'une punaise verte Nezara viridula, une espèce qui fait des dégâts dans les cultures de légumineuses (soja, haricots...).
Les envahisseurs sont là !
Quelques espèces venues d'autres continents s'adapte très bien à nos latitudes et deviennent même envahissantes pour ne pas dire ravageuses. C'est le cas la punaise verte précédente Nezara viridula originaire d’Éthiopie, et de la punaises marbrée ou punaise diabolique (Halyomorpha halys) originaire d'Asie qui provoque des dégâts importants dans les cultures.
La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis) est une jolie punaise originaire d’Amérique du Nord qui va nous apparaitre un peu plus sympathique que les deux espèces précédentes. Elle ne provoque pas de dégâts importants dans les forêts de conifères bien qu'elle se nourrisse des cônes en formation et des graines qu'ils contiennent. D'autre part, elle dégage par saignée réflexe (expulsion d'hémolymphe) une odeur agréable pour se défendre des prédateurs.
Après tout cela, que ceux qui pensent encore que les punaises sont moches et sans intérêt lèvent la main !
Sauf mention contraire, crédit photos et montages "phodessins" : © Loxiafilms / Philippe Parolini 2026@@@
Références bibliographiques (Ces ressources couvrent à la fois la systématique, l’écologie, la biologie et la protection des plantes, avec un niveau scientifique élevé)
Péricart, J. (2010). Hémiptères Pentatomoidea euro-méditerranéens. Volume 3 : Podopinae et Asopinae. Faune de France 93. Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles, Paris.
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Della Giustina, W. (2019). Faune de France 100. Les Delphacidae de la faune de France et des pays limitrophes (Hemiptera, Fulgoromorpha). Tome 1 et 2. Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles, Paris.
Chaudonneret, J. (1990). Les pièces buccales des Insectes, thème et variations. Éditions hors série du Bulletin scientifique de Bourgogne.
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