• Une info communiquée par Pollinis. Vraiment pas de quoi s'inquiéter pour notre santé en ce début de XXIème siècle !  (POLLINIS Association Loi 190110, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org)

    Madame, Monsieur,

    Imaginez : vous ou votre enfant tombez gravement malade. D'une maladie rare, et à ce jour incurable. Les médecins et chercheurs qui s'occupent de vous découvrent que l'origine de votre maladie est due à la déficience d'une enzyme indispensable à la respiration cellulaire.

    Ils se rendent compte que des millions de tonnes d'un produit chimique qui a spécifiquement pour effet de bloquer cette enzyme, sont répandues partout dans la nature – on en retrouve dans les aliments, l'air, l'eau, les pelouses, les champs... au point d'affecter l'ensemble de la population.

    Pourtant, les autorités sanitaires refusent de réagir. Pire : elles font tout pour étouffer l'affaire...

    Cette histoire n'est malheureusement pas une fiction. C'est ce qui est en train de se passer, en ce moment même, dans notre pays.

    Une équipe de chercheurs de renommée mondiale, qui travaille pour l'Inserm, l'INRA, l'hôpital pour enfants Robert Debré à Paris... a démontré la responsabilité d'une enzyme, la SDH, et de son déficit dans une série de maladies comme les cancers, les encéphalopathies (surtout chez les jeunes enfants), certaines tumeurs du système nerveux, la maladie de Parkinson, l'ataxie de Friedreich, le syndrome de Barth, la maladie de Huntington...

    Leurs travaux ont été mondialement reconnus ; les articles du Pr Pierre Rustin, directeur de cette équipe, ont été cités 25 530 fois par d'autres études depuis – cela donne une idée de l'exemplarité de ses recherches.

    En 2017, cette équipe se rend compte que l'agrochimie commercialise une gamme de fongicides - appelés SDHI, pour inhibiteurs de la succinate déshydrogénase - dont le mode de fonctionnement est, justement, de bloquer la SDH chez les champignons. 

    Ils prennent conscience de l'utilisation à très très grande échelle de ces produits : on les retrouve en France et en Europe sur les cultures de céréales (sorgho, millet, blé, orge, seigle, avoine) et de colza, de tournesol, de maïs, d’arachides et de soja ; sur les raisins dans les vignobles, sur les cultures de haricots, pois, pommes de terre, salades, pommes, framboises, fraises, asperges, cerises, ou tomates ; sur les betteraves, les cannes à sucre... 

    ...sur le gazon des stades et des terrains de golf, et jusque dans l'air que nous respirons (1)...

    Avec des répercussions potentiellement dévastatrices sur la santé d'une grande partie de la population, et l'ensemble des insectes et animaux exposés...

    "Quand nous avons découvert l'existence des SDHI, nous avons été surpris de n'avoir jamais été contactés par les autorités sanitaires" ! a déclaré Paule Bénit, docteure et ingénieure de recherche à l'Inserm (2).

    Les scientifiques conduisent donc une première série de tests, qui confirment leurs pires craintes : les SDHI n'inhibent pas seulement la SDH des champignons, mais également celle des abeilles, des vers de terre, et de tous les organismes vivants – y compris celle des humains.

    Leur découverte est un véritable séisme : c'est la preuve directe qu'une certaine famille de produits massivement répandus dans notre environnement, en ville comme à la campagne, est peut-être à l'origine de maladies gravissimes chez les humains...

    ...et particulièrement chez les enfants, que ces médecins et ces chercheurs s'évertuent à soigner chaque jour depuis des décennies – et participe à l'effondrement catastrophique de la biodiversité mis en lumière par tant de scientifiques et d'observateurs de la nature !

    Cette découverte justifierait à elle seule une suspension immédiate de la mise sur le marché de ces substances, et la conduite en urgence d'études complémentaires pour évaluer l'impact des SDHI sur tous les organismes vivants. 

    Les scientifiques, inquiets, alertent immédiatement l'ANSES, l'autorité sanitaire chargée de protéger la santé des citoyens et leur environnement.

    ...Et là, silence radio :

    L'autorité, qui aurait logiquement dû se précipiter sur cette alerte émise par des scientifiques parmi les plus renommés au monde sur les maladies mitochondriales, fait l'autruche.

    Confrontés à un enjeu sanitaire et environnemental majeur, les scientifiques décident alors de sortir de leur réserve ; ils publient une tribune dans un grand quotidien national (Libération) (3) pour alerter les citoyens sur les dangers auxquels nous sommes exposés – en particulier les plus vulnérables d'entre nous.

    Une véritable déferlante s'abat alors sur eux.

    L'agrochimie riposte immédiatement en s'attaquant violemment aux chercheurs, dénigrant publiquement leur travail, parlant de « populisme scientifique », de « fake news » et de « désinformation » (4) - une technique d'attaque bien rodée utilisée systématiquement par les lobbys pour discréditer les scientifiques qui ont mis le doigt sur un problème qui dérange...

    Rappelez-vous l'alerte publiée dans Libération dès janvier 1999 sur les effets délétères des néonicotinoïdes sur les abeilles par le Professeur Bonmatin, chercheur au CNRS, dénonçant la mainmise de Bayer sur les tests de toxicité de ses propres produits !

    Quelques jours après, il recevait des lettres d'avocats de la firme menaçant de le traîner en justice, et les services de Bayer ont fait pression sur le CNRS pour que le scientifique soit radié, l'obligeant à monter un dossier en béton pour prouver sa bonne foi à sa hiérarchie... (5)

    Une stratégie d'attaque systématique, qui a permis à l'agrochimie d'entretenir le doute autour de ces pesticides tueurs d'abeilles, et de continuer à les commercialiser pendant encore vingt ans avec les conséquences dramatiques qu'on connait désormais sur l'effondrement des pollinisateurs et de la biodiversité... 

    Une stratégie qu'ils sont en train d'appliquer maintenant aux SDHI !

    Pour parer la riposte médiatique des lobbys agrochimiques, notre équipe a préparé un message d'information que nous avons diffusé massivement sur internet et les réseaux sociaux, afin de faire éclater le scandale dans tout le pays.

    Mise au pied du mur, l'ANSES s'est vue obligée de réunir un groupe d'experts pour étudier la question. Elle a d'emblée refusé que le moindre membre des lanceurs d'alerte en fasse partie (ils travaillent pourtant pour des laboratoires publics et paraissaient tout désignés pour remplir ce rôle). Dès lors, parmi les 4 scientifiques sélectionnés, 3 n'ont jamais travaillé sur cette question, et ne sont pas experts des maladies mitochondriales...

    ...quand à la 4e, elle participe régulièrement à des congrès organisés par l'agrochimie, et a pris part à la promotion des SDHI pour remplacer les fongicides de la génération précédente ! (6)

    Les chercheurs lanceurs d'alerte sont auditionnés par ce groupe d'« experts » : ils se rendent vite compte qu'ils sont tombés dans un piège... Le but de l'audition n'est clairement pas de faire le point sur leurs connaissances et les dangers des SDHI, mais de les humilier, de mettre en doute leurs capacités, et les inciter à ne plus faire de vagues...

    « J'avais l'impression d'être devant un jury d'assises » rapporte un scientifique. « J'avais envie de pleurer » se souvient une autre membre du groupe. (7)

    Le directeur de l'ANSES, plusieurs fois invité par les chercheurs dans leur laboratoire de l'hôpital Robert Debré à Paris, n'a pas une seule fois daigné s'y déplacer. Son organisme est pourtant fréquemment représenté lors de congrès sur les SDHI, financés par Monsanto, Syngenta et consors... (8)

    Quelques mois plus tard, le rapport des experts est publié : sans surprise, tout est fait pour étouffer l'affaire des SDHI...

    > Le rapport ne prend pas en compte les spécificités d’action très élaborées des pesticides SDHI, et se base sur des critères d’évaluation réglementaires qui datent d’il y a 20 ans – il met délibérément de côté les biotechnologies actuelles et le mode de fonctionnement ultra-subtil des pesticides dernière génération comme les SDHI. 

    Leurs effets sur les cellules des fœtus dans le ventre de leur mère exposée, ou sur les maladies épigénétiques transmissibles de génération en génération, ou sur la reprogrammation métabolique – autant d’inquiétudes soulevées par les chercheurs dans leur alerte – ne sont même pas étudiées ;

    > il ne prend pas non plus en compte l’étude des maladies mitochondriales, pourtant démontrée noir sur blanc par les chercheurs, et écarte les résultats « gênants » - comme, par exemple, lorsque les expériences menées conduisent à la formation de tumeurs du foie, des reins et de la thyroïde chez les rats pour 11 pesticides sur 13 étudiés… ;

    > et le comble pour nous, défenseurs des abeilles et de la nature : le rapport ne s’intéresse même pas aux effets des SDHI sur les abeilles ou les vers de terre, pourtant mis en lumière par plusieurs études scientifiques et constats de terrain (9) !

    > pire encore : le rapport se base sur les seules études fournies par l’agrochimie elle-même pour prétendre que les organismes non-ciblés éliminent naturellement les SDHI. Il suffit de regarder les études portant sur les résidus de SDHI dans les ruches d’abeilles (10), ou celles menées sur les cheveux de femmes enceintes et de leurs enfants après naissance (63% des échantillons prélevés sont supérieurs à la limite de détection (11)), pour être inquiets de leur persistance à grande échelle. 

    Sur 13 pesticides de la famille des SDHI, la moitié (7 exactement) ont été classés par l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, comme « susceptibles de provoquer le cancer » (12). Et d’autres substances aux modes d’action similaires, comme la Roténone, ont été retirées du marché…

    Malgré les preuves accablantes, l'ANSES reste de marbre : « l'alerte des scientifiques n'est pas fondée, il n'y a pas lieu d'interdire ces produits ».

    Pire encore : l'autorité sanitaire a refusé jusqu’ici de mener les études complémentaires qui permettraient d'évaluer une bonne fois pour toutes la dangerosité des SDHI...

    ... sous prétexte que l'industrie lui avait déjà fourni les preuves de leur innocuité !

    Les SDHI, c'est un marché de 2,7 milliards de dollars au niveau mondial (13) – évidemment que l'agrochimie ne va pas se tirer une balle dans le pied en fournissant gentiment la preuve de la dangerosité de ces substances qui la rendent richissime...

    Aujourd'hui une chose est claire : si les citoyens ne prennent pas le problème à bras le corps, rien ne sera fait par les institutions censées nous protéger.

    C'est pour cela que je fais appel à vous, de toute urgence, pour aider POLLINIS à organiser la riposte !

    Plus de 400 000 personnes ont déjà signé la pétition lancée par POLLINIS pour exiger de nos responsables politiques un coup d'arrêt immédiat à l'utilisation des SDHI tant que des études complémentaires sérieuses et indépendantes n'auront pas été menées. 

    Mais il faut aller plus loin...

    Aujourd'hui, l'agrochimie occupe le terrain scientifique : à grands coups de millions, les firmes subventionnent des congrès internationaux et se payent des études complaisantes ou biaisées pour exonérer leurs produits... 

    C'est sur la base de ces études que les autorités sanitaires décident d'autoriser ou de maintenir sur le marché des substances pourtant jugées dangereuses par les scientifiques indépendants – c'était le cas avec les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles, c'est encore le cas avec les SDHI.

    Face à ces montagnes d'argent, les courageux chercheurs dans leur laboratoire de l'hôpital Debré ne peuvent que s'en remettre aux autorités publiques pour financer des études pour évaluer la dangerosité de ces substances - indépendamment des intérêts de l'agrochimie... 

    Mais les responsables de l'ANSES refusent de leur donner le moindre centime...

    C’est un scandaleux détournement de leur mission de salut public : ce sont eux qui devraient s’inquiéter et financer les études ! 

    Mais ils renâclent pour ne pas risquer de remettre en cause les intérêts de l’industrie. Et ne nous laissent plus d’autre choix :

    Si nous, citoyens, ne mettons pas la main au portefeuille pour financer, ne serait-ce qu'à petite échelle, ces recherches indispensables pour notre santé et notre environnement, alors les grandes multinationales agrochimiques continueront de tenir la dragée haute sur l'ensemble des produits chimiques déversés dans les champs.

    Les firmes disposeront d'un boulevard pour doubler, voire tripler, leur chiffre d'affaires en commercialisant des produits aussi dangereux que les SDHI sans être inquiétées des effets sur les abeilles, les insectes utiles de l'agriculture, les mammifères et les humains...

    Pendant ce temps, les apiculteurs verront leurs ruches se vider, les entomologistes s'inquièteront du déclin spectaculaire des insectes et de la biodiversité, les médecins de l'hôpital Debré verront arriver de nouveaux cas de plus en plus nombreux d'enfants malades…

    ...en sachant très bien ce qui les a empoisonnés, mais sans disposer d'aucun pouvoir pour arrêter l'hécatombe...

    Les scientifiques sont formels : les SDHI, c'est une « bombe à retardement » qui éclatera de façon catastrophique dans 10 ou 20 ans. Doit-on attendre, comme pour l'amiante ou le Médiator, que les victimes se comptent par centaines puis par milliers pour que les autorités réagissent ?

    Et que dire des insectes et pollinisateurs irremplaçables qui sont décimés, mettant en danger la reproduction même des plantes, fruits, légumes, indispensables à l'alimentation humaine ?

    Pour dresser face à l'agrochimie un barrage solide et efficace, il n'y a pas 36 solutions : nous devons être nombreux et mobilisés, et avoir la science de notre côté. 

    Études scientifiques en main, qui pourra encore contester l'interdiction de ces substances toxiques ?

    Rappelez-vous : c'est grâce à une coalition de plus de 50 scientifiques internationaux, à leurs études unanimes et à la mobilisation de plus d'un million de citoyens que nous avons obtenu l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles en France, malgré les pressions gigantesques de l'agrochimie sur les ministères et les autorités sanitaires.

    Pour prendre l'agrochimie de court, nous devons reproduire cette même méthode de contre-lobbying scientifique avec les SDHI. S'il vous plaît, aidez POLLINIS à soutenir les travaux des chercheurs sur ces substances mortifères :

    ► JE FAIS UN DON

    Grâce à l'aide fidèle des membres de l'association, notre équipe a déjà bien avancé :

    - Nous avons permis aux chercheurs de l'Inserm de débuter une première partie des études interdites par l'ANSES et l'agrochimie, en les finançant directement grâce au soutien de citoyens volontaires – leurs travaux préliminaires confirment déjà les pires craintes sur les effets délétères des SDHI sur la santé humaine...;

    - Nous soutenons des recherches menées sur le terrain pour évaluer l'impact des SDHI associés à d'autres pesticides sur les abeilles et les pollinisateurs sauvageslà aussi, les premiers résultats font froid dans le dos... ;

    - Nous avons commencé à rassembler des scientifiques internationaux parmi les plus réputés pour travailler ensemble dans une coalition anti-SDHI et produire les études multidisciplinaires indispensables pour convaincre les autorités de la nécessaire interdiction de ces poisons.

    Tout ceci n'est possible que grâce au soutien précieux des donateurs de POLLINIS

    C'est grâce à leur engagement financier régulier et généreux que nous avons pu avancer ces frais, directement sur le budget de l'association, pour permettre aux chercheurs de débuter rapidement leurs travaux.

    Mais pour pouvoir contrecarrer l'emprise de l'agrochimie et mettre sans tarder les autorités sanitaires au pied du mur, nous devons multiplier les études et les axes de recherche – c'est le seul moyen d'empêcher leurs lobbys de torpiller le travail des chercheurs en le qualifiant de « pseudo-science » et de « populisme scientifique ».

    Vous le savez, produire des études indépendantes, solides et inattaquables coûte très cher : la bonne logique voudrait que les pouvoirs publics se chargent de ce financement au profit de la société toute entière. 

    Mais devant leur refus obstiné, doit-on baisser les bras et laisser l'agrochimie gagner définitivement la partie ?

    Si, comme l'équipe des scientifiques Pierre Rustin et Paule Bénit, comme les membres de POLLINIS et comme les plus de 400 000 citoyens qui se sont déjà mobilisés pour dire non aux SDHI, vous pensez que les abeilles, la biodiversité, et les vies de milliers d'enfants valent plus que les profits à court terme de multinationales puissantes et bien placées, alors s'il vous plaît aidez-nous à continuer le combat jusqu'au bout.

    Chaque participation, qu'elle soit de 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 ou même 200 ou 500 euros est une aide précieuse pour permettre à nos équipes d'aller au bout de ce travail scientifique indispensable pour enrayer le déclin dramatique des abeilles, éviter une dégradation irrémédiable de notre écosystème et empêcher un déferlement de maladies graves et incurables à l'avenir.

    Si cela fait trop d'un coup, une aide de 5 ou 7 euros par mois serait déjà formidable !

    Plus le nombre de personnes qui répondront favorablement à cet appel sera grand, plus nous aurons de chances de pouvoir publier rapidement les études solides et indépendantes capables de contrecarrer la propagande de l'agrochimie et son influence sur les autorités sanitaires.

    Alors s'il vous plaît, ne perdez pas un instant : cliquez ci-dessous pour nous aider dans ce travail salutaire.

    ► JE FAIS UN DON

    Votre aide permettra de gagner de précieuses années, avant que les dégâts des SDHI sur la flore, la faune et toute une génération d'enfants soient irréversibles.

    Merci par avance pour votre geste.

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué général

    Pour faire un don, cliquez ici

    ► JE FAIS UN DON

    (1) Etat des lieux de la présence des pesticides dans l'environnement – 4e journées régionales de l’air - Sébastien LEONARD, Agnès HULIN

    (2) Entretien vidéo de Paule Bénit et Pierre Rustin pour POLLINIS

    (3) Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques, Libération 14/05/2018

    (4) Fongicides SDHI et activisme : il est urgent de réagir ! André Heitz, la France Agricole No 3749 du 25 mai 2018

    En finir avec le populisme scientifique, BASF 01/05/2018

    (5) Stéphane Foucard, Et le monde devint silencieux - Editions du Seuil 2019 (p.77)

    (6) Fabrice Nicolino, Le crime est presque parfait - Les liens qui libèrent 2019 (p.88 et p.187)

    (7) Ibid. p.75

    (8) Ibid. p.186

    (9) Gloria Degrandi Hoffman, Yanping Chen, Emily Watkins Dejong, Mona L. Chambers, Geoffrey Hidalgo; Effects of Oral Exposure to Fungicides on Honey Bee Nutrition and Virus Levels, Journal of Economic Entomology, Volume 108, Issue 6, 1 December 2015, Pages 2518–2528

    Jacob B. Campbell, Rachna Nath, Juergen Gadau, Trevor Fox, Gloria DeGrandi-Hoffman, Jon F. Harrison ; The fungicide Pristine® inhibits mitochondrial function in vitrobut not flight metabolic rates in honey bees. Journal of Insect Physiology Volume 86, March 2016, Pages 11-16

    Simon-Delso N, San Martin G, Bruneau E, Minsart L-A, Mouret C, et al. (2014) Honeybee Colony Disorder in Crop Areas: The Role of Pesticides and Viruses. PLoS ONE 9(7): e103073. doi:10.1371/journal.pone.0103073

    Bilan 2016 du réseau de surveillance des troubles des abeilles, DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes

    Un apiculteur de Haute-Garonne perd deux millions d'abeilles et soulève un élan de solidarité, Noémie Bonnin pour France Bleu Occitanie – 14/05/2018

    (10) Simon-Delso, N., G. S. Martin, E. Bruneau, C. Delcourt, and L. Hautier. 2017. The challenges of predicting pesticide exposure of honey bees at landscape level. Scientific Reports 7:3801.

    (11) Beranger, R., E. M. Hardy, C. Dexet, L. Guldner, C. Zaros, A. Nougadere, M. A. Metten, C. Chevrier and B. M. R. Appenzeller (2018). "Multiple pesticide analysis in hair samples of pregnant French women: Results from the ELFE national birth cohort." Environ Int 120: 43-53.

    (12) Annexe 4 : Synthèse des paramètres toxicologiques des substances actives de la famille des SDHI (in AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à « l’évaluation du signal concernant la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate deshydrogénase (SDHI) »)

    (13) Ibid. p232

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  •     Les corvidés et les corneilles en particulier ne déchainent guère les passions. On peut apprécier le grand corbeau (corvus corax) pour ses dimensions imposantes, le geai pour ses couleurs ou la pie pour les jolis reflets irisés de ses plumes. Les corneilles noires (corvus corone) et les freux (corvus frugilegus), avec leurs redingotes noires, ne manquent pourtant pas de classe. Ils ne sont guère appréciés et restent souvent des oiseaux de malheur ou tout du moins des citoyens indésirables.

          En plein vol ou perchée au sommet d’un arbre la corneille aime  pousser une chansonnette que l'on aimerait plus mélodieuse.

    La corneille noire 

         En y regardant de plus près, l’oiseau est loin d’être laid. Son intelligence remarquable en fait un animal pas si facile à approcher et encore moins à tromper. Elle sait ainsi faire la différence entre un simple promeneur et un chasseur. Dans ce dernier cas, elle sonne l’alarme et affole toute la population animale environnante !

        On peut l’observer seule ou en petites troupes, le plus souvent au sol, se déplaçant tranquillement à la recherche de nourriture. Contrairement au corbeau freux, la face est entièrement noire et, sans considérer la taille, notre oiseau ressemble beaucoup au grand corbeau avec son bec fort et arrondi.  (voir dernière image)

     

     

    La corneille noire

     

           Si elle se laisse plus facilement observer en ville, la corneille reste particulièrement méfiante à la campagne.

         En couple ou en groupe elle recherche sa nourriture à terre: déchets, petits invertébrés... Elle se déplace  en marchant d'un pas ferme et assuré.

    La corneille noire

     

    La corneille noire

     

    Dans une petite troupe de corneilles, on peut parfois observer des individus dont les plumes présentent des taches blanches. Il s'agit d'oiseaux atteints d'albinisme partiel (absence de mélanine entraînant une décoloration des plumes  plus d'infos)

    La corneille noire

     

    La corneille noire

     A quoi pensent ces corneilles ?

    La corneille noire

     C'est quand il vole que ce spécimen partiellement albinos montre le mieux les parties décolorées de son plumage. On remarque par la même occasion que la mue de fin d'été laisse des espaces dans les ailes et la queue. Les plumes tombent et sont remplacées progressivement de manière symétrique pour ne pas perturber l'équilibre de l'oiseau en vol.

    La corneille noire

       La corneille sait prendre soin de son plumage en le toilettant  fréquemment. 

     

    Pour ceux qui confondraient encore le corbeau freux et la corneille noire, quelques points de repère:

    Portrais d'oiseaux: La corneille noire (corvus corone) (1) *

     

     

     

    * Cet article complète et remplace le premier numéro de portrait d'oiseau publié le 1er mars 2017

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

       

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  •   J'ai eu la bonne surprise de découvrir sur un plant de lavande ce splendide petit papillon qu'est l'ariane ((Lasiommata maera). L'occasion de recoller plus précisément à l'intitulé de la rubrique: "insectes et petites bêtes"! Le spécimen observé à la mi-août est vraisemblablement issu d'une deuxième génération.

        La beauté de l'ariane ne saute pas immédiatement aux yeux. C'est en regardant de près que l'on peut véritablement apprécier la délicatesse des motifs qui ornent ses ailes. De loin, on peut le confondre avec l'amaryllis ( Pyronia tithonus) ou le Tristan (Aphantopus hyperantus). Aussi en ai-je profité pour tirer le portrait de ce joli et discret lépidoptère avec un GH4 associé au 100-400 Leica. L'occasion de tester l'appareil et ce superbe objectif, et pour pimenter l'affaire, en tentant de saisir au vol le joli papillon. 

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

     

    L'ariane

     

    L'ariane

     

     

    L'ariane

     

    Deux espèces proches de l'ariane.

     

    L'ariane (Lasiommata maera)

     

    L'ariane (Lasiommata maera)

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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  • C'est au festival d'Abbeville que j'ai rencontré pour la première fois Patrick. 

            Lorsque le festival nous fait la joie de sélectionner un film, nous prenons un petit week-end avec mon Guillaume de fils pour assister à la soirée des films amateurs le vendredi soir puis à la soirée de la remise des prix le lendemain. En ce mois de mars 2016, tout juste arrivés dans la  bourgade, nous entrons dans une petite gargote, et là, seul, notre ami Patrick attablé devant une assiette de frites, repas luxueux que nous prévoyons aussi de nous offrir ! Rapidement nous faisons connaissance et le courant passe immédiatement.Nous échangeons quelques propos sur la photographie naturaliste et, plus prosaïquement, quelques réflexions sur la pollutions des eaux tout en avalant notre rata.

            Ce week-end là, une première version de "la litière forestière" devait être récompensé par une mention de la meilleure image, "Un jour d'été" n'obtenant rien avec, tout de même à la clé une petite satisfaction, avoir fait sursauté le public deux fois avec l'attaque surprise de misumena vatia, l'araignée caméléon et un éclair bruyant durant la séquence d'orage. Mais il est temps de laisser la parole à notre ami Patrick !    

    Loxia:   Depuis quand pratiques-tu la vidéo animalière?

    Patrick:  D'abord photographe, je suis passé à la vidéo depuis 5 ans

    Patrick Bodu

     

    Loxia: Qu'est-ce-qui t'as amené à la vidéo et plus particulièrement à la vidéo animalière?

    C’est l’arrivée de la fonction vidéo sur les appareils photos reflex, auparavant je ne faisait que de la photo nature et animalière.

     Loxia: Quel est ton animal préféré? Vois-tu une raison à ce choix?

    Les oiseaux, les cerfs et chevreuils, cette préférence vient de la proximité de cette faune, plus facile à observer.

    Loxia: Sans trahir de secrets, quelles techniques de chasse photographique affectionnes-tu?

    Je n’ai pas de secret particulier, une bonne connaissance des espèces, moi je préfère l’affut mais il faut de la patience et  même beaucoup, parfois. Il y a aussi une part de chance...

    Patrick Bodu

     

    Loxia: As-tu un modèle parmi les grands noms de la photographie animalière ?

    Non

    Loxia: Comment te situes-tu dans cet art?

    Depuis 5 ans je dois reconnaître que la progression de mes réalisations va en s’améliorant, avec quelques prix. Il est agréable de se sentir reconnu à ce niveau.

    Loxia: Quels sont tes projets en cours ?

    J’étudie la possibilité de réaliser un film sur la vie nocturne. Comme d’habitude, je prends beaucoup de temps à la préparation d’un court métrage (contenu, style, et dans ce cas particulier les contraintes technique).

    Patrick Bodu

     

    Loxia: Quel est ton grand rêve en vidéo animalière?

    Réaliser un court métrage sur les oies sauvages.

    Loxia: Ton meilleur souvenir?

    J’aime beaucoup l’affût car il se passe toujours quelque chose, ce qui laisse beaucoup de bons souvenirs. Le meilleur est sans doute cette rencontre avec une famille renard, un dimanche matin, alors que le soleil se levait. Ils sont restés une quinzaine de minutes avant de repérer mon odeur.

    Patrick Bodu

     

    Loxia: Ton plus grand regret ?

    N’avoir pas commencé plus tôt !

     Loxia: Quel conseil donnerais-tu à un débutant ?

    Bien connaître les espèces choisies avant de partir filmer et faire du repérage la veille. J’ai une préférence pour l’affût. Dans ce cas, il faut prévoir un matériel adapté. Je n’aime pas les tentes du commerce, je préfère les filets militaires (pas cher) et quelques branches.

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Patrick Bodu - 2019 

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  •  

               Les rushes que l'on obtient en vidéo ne sont pas tous exploitables. Cependant, ils offrent parfois l'occasion d'extraire quelques clichés, qui, s'ils ne sont pas d'une qualité  technique irréprochable (c'est le moins que l'on puisse dire ici!) permettent de saisir et d'analyser quelques comportements intéressants.   C'est le cas du comportement très agressif des corneilles vis à vis des buses auquel j'avais déjà consacré un court article sur Loxia (combat en plein ciel).

              Les photographies  que je vous propose ce mois-ci  illustrent une attaque de corneille noire (corvus corone) qui s'en prend, cette fois, à un milan royal (milvus milvus).

    Ici, il n'y a pas de contact. Dans ce cas, il s'agit plus d'un accompagnement du rapace par le corvidé qui semble inviter l'intrus à quitter son territoire. Bien qu'il soit mieux armé, le milan n'insiste pas et préfère éviter la bagarre!

          Si vous n'avez jamais observé ce comportement, tournez le regard vers  le ciel et ouvrez l’œil:  peut-être assisterez vous à un ballet aérien spectaculaire et réussirez vous quelques clichés si vous avez eu la bonne idée d'emporter avec vous votre appareil photo.

     

    Quelques phases  de l'attaque.

     

    On peut remarquer la silhouette caractéristique du milan royal: tête claire, queue en aronde et marques blanches sous les ailes.

    Milan vs corneille noire

     

    Milan vs corneille noire

     

    Le milan s'éloigne sous la surveillance étroite de la corneille qui le raccompagne.

    Milan vs corneille noire


     

       Photos extraites de rushes obtenus avec un Canon XA 20, focale : environ 500 mm.

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2019 

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