• La punaise arlequin (graphosoma italicum)

       Comme les autres articles de ce site, le texte ci-dessous n'a pas la prétention d'ajouter une référence de plus à la connaissance de cette jolie punaise que l'on voit beaucoup sur les autres sites naturalistes. Il s'agit surtout de présenter quelques images d'un insecte particulièrement photogénique, un bonheur pour le photographe.   

     

          A la voir, on pourrait croire que la punaise arlequin ou graphosome italien est un supporteur miniature de l'équipe de football de l'AC Milan! De toute évidence, et loin de ces considérations sportives, voilà une punaise résolument photogénique.

           Deux espèces très proches existent, l'une en Afrique du nord (graphosoma lineatum) l'autre dans les seules régions méditerranéennes (graphosoma semipunctata)). Au delà,  la bossue rayée peut difficilement être confondue avec l'une ou l'autre de ses autres cousines. Parmi elles, les pyrrhocores (pyrrhocoris apterus) qui se rassemblent parfois en groupes importants dans les endroits ensoleillés.

           C'est sur les ombellifères que l'on aura le plus de chance de rencontrer ce curieux insecte au costume rouge et noir. Comme les autres punaises, le graphosome possède un appareil buccal piqueur-suceur qui lui permet de prélever la sève de la plante hôte. En fait, il passe son temps à se nourrir et à se reproduire. Les individus accouplés ne sont pas rares et ne semblent pas spécialement perturbés par un éventuel observateur.

             Manipuler le graphosome est sans danger. Le seul vrai risque est de le voir produire un liquide malodorant sur la main. Inoffensif mais désagréable ! C'est un système de défense habituel chez les punaises pour décourager un éventuel prédateur. Dans son arsenal de défenses passives s"ajoutent la couleur rouge qui constitue un signal de danger pour les oiseaux (d'autres insectes se déguisent en noir et jaune pour imiter les guêpes et autres redoutables frelons)  et  un thorax  bossu  qui  semble  gêner la saisie de notre punaise par un oiseau indifférent à la couleur rouge.

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     Quand le graphosome pose docilement pour le photographe: une vraie star !

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     C'est sur les ombellifères que l'on rencontrera le plus souvent  la punaise arlequin...

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

      ... dans toutes les sens, tête en bas...

     La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     ... horizontalement ou verticalement...

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)
     ... et même dans des positions qui laissent à penser que... ! 

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

    Le graphosome italien est bossu. Sa bosse pourrait le protéger des prédateurs insensibles à la couleur rouge, signal de danger, en rendant sa capture plus difficile.

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     

     

     

     

     

     

     

     

    Difficile de confondre  le graphosome italien avec l'une de ses cousines.

    Repères

    La punaise arlequin (graphosoma italicum)

     

     

     

     

    En savoir plus

        Les excellentes pages entomologiques d'André Lequet proposent un article parmi les plus complets sur la bestiole. Étant plus photographe qu'entomologiste je vous recommande donc cet article

           Le graphosome italien

     

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini - 2022

    Illustrations graphosoma lineatum et graphosoma semipunctata d'après Wikipedia

    « Le gros bec (cocothrautes cocothrautes) en images
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