• Il n'est pas rare d'observer des réactions agressives des corneilles noires vis à vis des buses variables. Ci-dessous, on peut constater que, pour éviter les attaques de la corneille, la buse se retourne en plein vol pour exposer ses griffes.

    Combat en plein ciel

    Combat en plein ciel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Combat en plein ciel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Les orbitèles tissent des toiles circulaires, pièges invisibles pour les insectes volants qui se prennent régulièrement dans ces remarquables filets à la géométrie parfaite. Dans le clair-obscur des herbes ou dans la nuit, elles attendent patiemment une proie. 

    Un infortuné papillon, attiré par la lumière d'une fenêtre, est rapidement empaqueté, mis à mort et dévoré.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       

     

     

    Blanche sur les fleurs blanches, jaune sur les fleurs jaunes, misumena vatia (Clerck)  est une experte en camouflage.

     

    Misumena vatia (Clerck), ne craint pas de s'attaquer à ce  redoutable porte sabre, foudroyé par le venin de la thomise. L'attaque a duré le temps d'un éclair.  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

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  • Sous le ciel plombé de novembre, les rives du Doubs désertées par les promeneurs laissent observer le petit peuple de l'eau.  

    Un jour de novembre sur les rives du Doubs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le cours gonflé de la rivière ne semble guère impressionner les habitués de la berge.  Bien caché dans la végétation, le héron cendré ne prête guère attention au passage des gens pressés qui ne le voient pas. Il attend patiemment le poisson imprudent qui constituera son repas. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Les poules d'eau aussi sont devenues familières. Elles se laissent approcher sans crainte, trop occupées à vaquer à leurs affaires quotidiennes. Le bipède qui passe s'en s'arrêter ne l'inquiète plus. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    Un jour de novembre sur les rives du Doubs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Depuis quelques années, ce sont les colverts qui ont investi les berges de la rivière. Ils ont compris les premiers que l'endroit était sans danger pour eux. Plus encore, ils acceptent la manne offerte par quelques passants qui leur distribuent du pain.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Depuis l'an dernier, s'est glissé dans le clan des colverts un magnifique canard mandarin .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il prend volontiers la pose pour le plus grand plaisir du photographe sous l'oeil orange d'un pigeon philosophe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un jour de novembre sur les rives du Doubs

     

     

     

     

     

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  • En regardant de près, les insectes offrent un spectacle qui effrayera les uns et ravira les autres. Petit voyage dans un cabinet de curiosités entomologiques...

    1. Les ailes du paon de jour montrent des motifs dignes des peintures d'artistes non figuratifs.

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    2. La chenille de grand paon en pleine mue enlève un habit froissé et translucide à travers lequel on distingue déjà la nouvelle forme de l'animal.

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    3. La chenille de la hachette (aglia tau) est dotée à la naissance de curieux ornements en forme de banderilles colorées. 

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    4. La chenille du grand paon, intimidée, rentre sa tête qui semble enfermée dans une capuche.

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    5. La mouche révèle de près une beauté inattendue.

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    6. Le gamma, papillon de nuit, exhibe de curieuses cornes qui lui donne un petit air de tricératops !

    Insectes: cabinet de curiosité

     

    7. Le paon de jour est un splendide papillon, qui vu de près pourrait avoir une tête qui ne vous revient pas...

    Insectes: cabinet de curiosité

     

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  • C'est dans une cave obscure ou une grotte que vous pourrez admirer cette superbe araignée de la famille des tetragnathidae décrite la première fois par Latreille. A moins que ces honnêtes pirates que sont les arachnides ne vous effraie.  

      La femelle suspend au plafond un cocon (de couleur jaune) protégé par un sac en soie blanche dont la forme semble avoir inspiré les auteurs d'"Alien". Inutile de paniquer, cette araignée des ténèbres est tout à fait inoffensive.

     

    Meta menardi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Meta menardi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Meta menardi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La description de Latreille en 1802 : 

    78. Araignée de Ménard aranea Menardii.

       Nous donnons à cette espèce intéressante d'araignée le nom du naturaliste qui l'a découverte et qui nous l'a communiquée, en accompagnant ce témoignage de son zèle de plusieurs notes curieuses relatives à cette araignée.

       Elle est grande, sa longueur étant d'environ sept lignes. Son corselet est ovoïde, déprimé, d'un rougeâtre livide clair très luisant, avec les côtés, excepté le haut, et une ligne sur le milieu du dos, bifide à son extrémité, noirâtres; le corselet est remarquable par un grand enfoncement situé au milieu de sa partie postérieure; les deux yeux de chaque côté sont très  rapprochés. L'abdomen est ovale, d'un brun rougeâtre obscur en dessus, avec la partie antérieure plus claire, d'un gris jaunâtre obscur; de chaque côté est sur cet espace une tache arrondie, noirâtre, assez grande ; leur entre-deux offre deux points enfoncés ; on en voit une autre paire un peu au dessous ; ces quatre points forment presque un carré; l'extrémité postérieure de l'abdomen semble offrir quelques apparences d'anneaux, soit par les rides transverses qu'on y remarque , soit à raison des fascies (rayures) qui la coupent. Ces fascies sont environ au nombre de quatre, et placées les unes sur les autres; ce sont de petites portions d'arcs concentriques, formés alternativement par des traits d'un gris jaunâtre, de brun rougeâtre, entremêlés d'autres traits plus obscurs ou noirâtres; ils n'occupent que l'extrémité postérieure et dorsale de l'abdomen; les côtés inférieurs de cette partie du corps sont noirâtres; son dessous est plus clair que le dessus, notamment aux espaces où sont les stigmates. Les mandibules sont d'un brun noir et luisantes; les palpes et les pattes sont fascies (rayées) de rougeâtre livide clair, et de noirâtre, et un peu velus.

       Cette araignée se trouve communément dans toutes les caves de la ville du Mans. Sa toile est formée de fils lâches, croisés irrégulièrement, et placée tantôt verticalement , tantôt horizontalement , quelquefois obliquement, selon les circonstances; néanmoins l'araignée en occupe le centre, comme le font les espèces de cette famille. Sa nourriture principale consiste en cloportes, insectes dont on trouve une grande quantité dans les caves.

      Le sac dans lequel cette araignée enferme ses petits, offre un corps à peu près globuleux, ayant près d'un pouce de diamètre, d'une soie d'un blanc sale et terne, ayant la nature d'une laine douce et très fine; ce cocon sert d'enveloppe à un autre beaucoup plus petit, celui qui réunit les œufs; on l'aperçoit même, à raison de la demi transparence du premier ou de l'enveloppe extérieure. Un pédicule long au moins d'un pouce, soyeux, filiforme, sert à fixer le tout aux voûtes et aux murs des caves que l'araignée habite. Elle transporte parfois ce cocon, le rattache s'il vient à tomber, et a soin de veiller à sa conservation. C'est pour les petits qui viennent de naître un berceau, une retraite, où ils se réfugient au besoin, ne se dispersant qu'étant un peu plus forts.

       S'il est une araignée dont on pût mettre à profit les travaux industrieux, ce serait celle-ci. II serait bien facile de la multiplier, nous ne manquerions pas de lieu propre à cette éducation, puisque les caves forment son séjour ordinaire. Il suffirait, pour en peupler les nôtres, d'y placer quelques-uns de ces cocons, dont il serait même facile de se procurer une assez grande quantité, en les faisant venir du Mans, où cette araignée, ainsi que nous l'avons dit, est très commune.

     

    Latreille "Histoire naturelle" tome 7 (1802)  p.266  in https://archive.org/

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