• L'argiope frelon - Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

        Cachée dans l'épaisseur d'un buisson décoratif, une grosse araignée ventrue décorée de raies noires, jaunes et blanches: c'est l'argiope,  Argiope bruennichi  décrite pour la première fois par Scopoli en 1772. 

    Elle attend patiemment une proie, immobile au centre de la toile quelle a tissé, facilement reconnaissable,  lorsqu'elle l'a quittée, par un curieux feston vertical, le  stabilimentum. 

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

    Elle doit la dénomination d'argiope frelon à son abdomen zébré de jaune et noir qui rappelle les motifs des guêpes et autres vespidés.  Sans doute cet aspect redoutable lui vaut de n'être que peu inquiétée par les prédateurs potentiels que sont les oiseaux.

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     L'animal photographié ici est une femelle, facilement reconnaissable: elle est plus grosse et plus colorée que le mâle d'aspect beaucoup plus frêle . Les photos 2 et 3 nous permettent de voir notre amie respectivement en vue dorsale  et en vue ventrale.

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

    Les proies capturées sont  paralysées par un venin contenant une toxine, l'argiotoxine. L'araignée injecte aussi des sucs digestifs qui liquéfient l'animal, un insecte en général, à l'intérieur de son tégument. 

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme l'épeire diadème, elle ne se contente pas d'aspirer le liquide créé par la digestion externe des proies qu'elle capture: elle mâchonne longuement sa victime, petit morceau par petit morceau. 

     

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Les petites proies engluées sont vite consommées. Les grosses proies sont empaquetées dans un filet de soie.  

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Il est courant d'observer des petits diptères qui viennent s'inviter à la table de l'argiope. Étrange mansuétude vis à vis de ces nains ventrus qui, sans complexe, viennent profiter du repas de l'ogresse. Ils sont qualifiés de cleptoparasites par les scientifiques 

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Parmi les cleptoparasites, on peut compter des représentants des genres Desmometopa, Phyllomyza ou Neophyllomyza.

       La mouche scorpion ou panorpe (Panorpa communis )  est, elle aussi,  susceptible de s'inviter à la table de l'argiope et de diverses  araignées.

    L'argiope frelon -Argiope bruennichi (Scopoli, 1772)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'OPIE Franche-Comté réalise actuellement une enquête sur l'argiope. Vous pouvez participer à cette enquête si vous apercevez notre araignée dans votre jardin  en cliquant sur le lien ci-dessous !

       Enquête argiope 2018

     

    Prochain article:  "Carte noire"  quand la photo devient dessin (2)   

    Crédit photos: © Loxiafilms / Philippe Parolini 2018 

     

     



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